Les opérations de maintien de la paix par procuration : conséquences des partenariats de maintien de la paix de l’ONU avec des forces de sécurité non‑onusiennes sur l’action humanitaire

Les mandats des missions de maintien de la paix de l'Organisation des Nations Unies (ONU) incluent de plus en plus souvent des composantes de stabilisation et d'imposition de la paix, qui impliquent un recours proactif à la force, souvent par des partenaires non-onusiens, nationaux, régionaux ou multinationaux, opérant soit en apportant leur soutien à l'ONU, soit en étant soutenus par elle, agissant ainsi « par procuration ». Cet article examine les conséquences juridiques, politiques et les effets sur la perception et la sécurité des actions humanitaires qu'ont différents types d'« opérations de maintien de la paix par procuration », ainsi que les défis supplémentaires que de telles opérations créent pour l'action humanitaire. Cet article propose des mesures d'atténuation, telles les opportunités qu'offrent la politique de diligence voulue en matière de droits de l'homme de l'ONU, pour une approche plus cohérente de la protection des civils, tout en reconnaissant aussi certaines des limites propres aux actions humanitaires indépendantes menées par l'ONU.

Au sujet de l'auteur

Jérémie Labbé et Arthur Boutellis

Jérémie Labbé est chef de projet sur les principes guidant l’action humanitaire au Comité international de la Croix-Rouge. Lors de la rédaction de l’article, il était chercheur associé à l’International Peace Institute (IPI) à New York, en charge du programme Affaires Humanitaires. Arthur Boutellis est Directeur du Centre des Operations de Paix à l’International Peace Institute (IPI) à New York. Il a pris part et a exercé diverses fonctions dans différentes missions de maintien de la paix de l’ONU.