RESPECTEZ LES RÈGLES DE LA GUERRE
PROTÉGEZ TOUTE L’HUMANITÉ DANS LES CONFLITS ARMÉS
PROTÉGEZ TOUTE L’HUMANITÉ DANS LES CONFLITS ARMÉS
Il y a 75 ans, toutes les nations du monde ont adopté les Conventions de Genève afin de protéger les personnes vulnérables dans les situations de conflit armé.
Nous constatons pourtant chaque jour que ces règles sont ignorées, voire détournées pour justifier la violence. Le non-respect des règles de la guerre constitue un échec collectif et global auquel il est urgent de remédier. C’est pourquoi nous attendons des dirigeants mondiaux qu’ils renouvellent, le 28 octobre prochain, leur engagement à faire respecter le droit international humanitaire.
Vous pouvez contribuer à changer la donne. Dites-nous ce que vous aimeriez demander aux dirigeants pour faire #RespecterLesRèglesDeLaGuerre . Nous veillerons à leur transmettre vos demandes pour faire en sorte que l’humanité soit protégée, même dans les moments les plus sombres.
Depuis 75 ans, les Conventions de Genève ont protégé des millions de personnes touchées par la guerre. Du 28 au 31 octobre prochain, 196 États se réuniront avec le plus grand et plus ancien réseau humanitaire au monde – composé des 191 Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (Fédération internationale). Pendant ces quatre jours, ils mettront la politique de côté pour se pencher sur des défis et des objectifs humanitaires cruciaux.
Cette année, nous demanderons aux 196 États parties aux Conventions de Genève de réaffirmer officiellement leur engagement à respecter les limites universelles à la guerre, sur lesquelles ils se sont mis d’accord il y a 75 ans, en adoptant la résolution intitulée « Instaurer une culture universelle de respect du droit international humanitaire ».
Aidez-nous à les convaincre de le faire.
Dans la guerre, les civils paient toujours le prix fort. Des vies sont brisées alors que d’innombrables personnes sont tuées, blessées, traumatisées, déplacées ou séparées de leurs proches. Et quand les infrastructures d’eau, d’électricité, de santé ou d’assainissement sont endommagées, cela ne fait qu’aggraver la faim, les maladies et les souffrances endurées. C’est pourquoi les civils doivent être protégés – c’est une obligation imposée par les Conventions de Genève.
Dans le chaos de la guerre, une famille peut être séparée en l’espace de quelques minutes ou un combattant soudain manquer à l’appel, plongeant les proches, parfois pendant des années, dans l’angoisse de l’incertitude. Les Conventions de Genève protègent les familles et exigent que des mesures soient prises pour apporter des réponses aux proches de personnes disparues.
En temps de guerre, les personnes peuvent être privées de leur liberté, mais pas de leur dignité. Quelles que soient les circonstances de leur arrestation ou de leur détention, les Conventions de Genève interdisent la torture et autres traitements cruels, inhumains ou dégradants. Cela vaut pour les prisonniers de guerre et pour toutes celles et ceux qui sont privés de leur liberté par suite d’un conflit armé, y compris les otages. Selon les Conventions de Genève, les détenus doivent également être autorisés à recevoir des visites et leurs besoins essentiels – nourriture, eau, assainissement, hygiène et soins de santé – doivent être satisfaits.
Nous concluons des accords en temps de paix pour que, quand la guerre éclate, leur respect permette de protéger notre humanité dans les moments les plus sombres. Respecter les règles de la guerre est un gage d’humanité et nécessite courage et intégrité.
La guerre laisse des cicatrices tant visibles qu’invisibles. Mais même au milieu du chaos subsiste une lueur d’espoir : le droit international humanitaire (DIH). On peut le voir comme une sorte de règlement de la guerre, qui a été accepté par tous les pays de la planète. Au cœur de ce droit se trouvent les Conventions de Genève, rempart pour ceux qui ne participent pas ou plus aux combats : les civils, les blessés, les malades et les personnes capturées.
Face aux horreurs de la guerre, il est difficile de savoir combien de souffrances sont évitées grâce aux Conventions de Genève. Pourtant, dans les situations de conflit, chaque fois qu’une personne blessée reçoit des soins médicaux, qu’un soldat capturé peut contacter sa famille, qu’une ambulance est autorisée à franchir un poste de contrôle ou que l’aide humanitaire circule sans entrave, une partie belligérante respecte les Conventions de Genève – ce qui témoigne du pouvoir du DIH.
La responsabilité de faire respecter le DIH incombe à ceux qui font la guerre. Les gouvernements, les forces armées, en bref toutes les autorités concernées sont tenues de veiller au respect de ces règles – quels que soient les motifs ou les acteurs à l’origine du conflit.
Les moyens d’action sont nombreux, à commencer par appliquer le DIH de bonne foi. Les parlements et les tribunaux nationaux doivent veiller à ce que le droit ne soit pas dévoyé. Les États peuvent montrer l’exemple en imposant les mêmes normes à chacun, sans traitement de faveur. Ils peuvent aussi s’influencer les uns les autres en posant des conditions au soutien militaire et aux transferts d’armes. Ils peuvent réduire l’incertitude juridique en adhérant aux traités internationaux qu’ils n’ont pas encore ratifiés. Enfin, ils peuvent traduire les auteurs de violations devant leurs tribunaux nationaux.
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