Photos d'archives : la protection des prisonniers et détenus

  • Allemagne, Première Guerre mondiale. Des prisonniers de guerre britanniques dans un camp, à l'heure de la soupe. Dès août 1914 le CICR constitue l'Agence internationale des prisonniers de guerre à Genève, qui va centraliser les informations et organiser les dons en faveur des prisonniers. Des fiches et listes sont établies, qui concernent près de 2,5 millions de prisonniers de guerre
    © Photothèque CICR / hist-00351
  • Camp de Beni-Amar. Maroc, 1915. C'est durant la Première Guerre mondiale que pour la première fois des délégués du CICR visitent des lieux de détention pour s'assurer que les conditions de vie des prisonniers sont correctes. Ils réalisent plus de 500 visites à des camps de prisonniers en Europe et ailleurs dans le monde. Ici une visite à des prisonniers de guerre allemands détenus au Maroc.
    © Photothèque CICR / hist-00617-12
  • Estonie, 1920. L’armistice de novembre 1918 n’entraîne pas la fermeture de l'Agence internationale des prisonniers de guerre qui poursuit ses activités d'information dans le cadre des grandes opérations de rapatriement des prisonniers. Le CICR a organisé dans les quatre années qui ont suivi la guerre le retour de 425 000 prisonniers. Ici, la forteresse Ivangorod à Narva, qui était une station de passage pour les prisonniers de guerre russes rapatriés d'Allemagne et les prisonniers allemands venant de Russie.
    © Photothèque CICR / hist-03050-26
  • Camp de prisonniers boliviens, Villa Hayes, Paraguay, 1932. La guerre du Chaco a opposé la Bolivie et le Paraguay, de 1932 à 1935. Ni la Bolivie, ni le Paraguay n'avait signé la Convention de Genève de 1929 sur les prisonniers de guerre. Les deux États donnent malgré tout l'autorisation au CICR de visiter leurs camps de prisonniers, ce qui est réalisé au cours de deux missions dans chacun des deux pays en guerre.
    © Photothèque CICR / hist-03404-13
  • Camp de concentration en Pologne, Seconde Guerre mondiale. L'un des plus grands échecs de l'histoire du CICR reste son incapacité à venir en aide des victimes des camps de concentration et d'extermination nazis.
    © Croix-Rouge polonaise / hist-01153-30
  • Allemagne, Seconde Guerre mondiale. Durant la Seconde Guerre mondiale un énorme dispositif logistique est mis en place pour acheminer les secours destinés aux prisonniers de guerre et les délégués du CICR visitent systématiquement les camps de prisonniers de guerre auxquels ils ont accès. Ici le Stalag X B à Sandbostel.
    © CICR / hist-02371-30a
  • Palestine, 1948. Visite d'un camp de prisonniers de guerre israéliens et remise de secours par un délégué du CICR. Dès juin 1948, le CICR a accès aux prisonniers de guerre israéliens en Transjordanie, en Egypte, puis en Syrie; ils sont au nombre de 400 environ. Parallèlement, le CICR visite quelque 2 000 prisonniers de guerre arabes en Israël.
    © Photothèque CICR / ps-n-00039-15
  • Hanoï, Viet Nam, Guerre d'Indochine, 1952. Si le CICR n'a pas eu accès, durant la Guerre d'Indochine, aux prisonniers capturés par la République démocratique du Vietnam, il a pu par contre visiter des prisonniers de guerre nord-vietnamiens. Ici un un délégué du CICR rencontre des prisonniers dans l'infirmerie d'une prison à Hanoï.
    © CICR / indo-n-00011-14
  • Centre de tri et de transit de Bliva, Algérie, 1961. Dès 1955 le CICR est autorisé à visiter ponctuellement des prisons en Algérie et à y rencontrer des prisonniers sans témoin. La France ne reconnaît pas le statut de prisonniers de guerre aux nationalistes algériens et dès lors ces prisonniers risquent de lourdes peines pour le simple fait d'avoir combattu. Dans les dernières années de la guerre d'Algérie, le CICR obtient que tout combattant capturé les armes à la main et en uniforme soit traité de la même manière qu'un prisonnier de guerre et bénéficie donc, entre autres, des visites du CICR.
    © CICR / dz-n-00025-19
  • Bardaï, Zoumri, Tchad, 1978. Première visite du CICR à des prisonniers de guerre aux mains du Front de Libération Nationale du Tchad.
    © CICR / A.M. Grobet / td-d-00004-16
  • Chalatenango, San Salvador, 1984. Un convoi du CICR embarque 500 soldats libérés par le Front Farabundo Marti pour la libération nationale. Ils seront remis aux casernes dont ils dépendent.
    © CICR / R. Bigler / sv-d-00032-14
  • Phnom-Penh, Cambodge, 1993. Visite de délégués du CICR aux détenus de la prison T3. Depuis le retour du CICR au Cambodge après la chute des Khmers rouges en 1979, le CICR avait été autorisé à visiter les détenus aux mains du gouvernement. En mars 1993, le CICR est autorisé à visiter les lieux de détention sous la juridiction du ministère de la Sécurité sans notification préalable.
    © CICR / S. Corrieras / kh-d-00057-06
  • Huambo, Angola, 1995. L'une des actions du CICR en faveur des détenus est de les aider à maintenir le contact avec leurs proches. Ici des prisonniers angolais rédigent un message Croix-Rouge. Les messages Croix-Rouge sont de courts messages contenant des nouvelles à caractère familial qui sont transmis aux proches au moyen du réseau de la Croix-Rouge.
    © CICR / P. Grabhorn / ao-n-00327-04
  • Gitarama, Rwanda, 1996. Suite aux massacres de 1994, des dizaines de milliers de personnes accusées d'avoir participé aux tueries sont incarcérées dans des conditions rendues particulièrement difficiles en raison de la surpopulation. Le CICR visite régulièrement les prisons, entreprend de nombreuses démarches auprès des autorités et distribue une assistance d'envergure.
    © CICR / C. Galbe / rw-d-00035-02
  • Bakou, Azerbaidjan, 2002. Un détenu prend ses médicaments journaliers sous la surveillance d'infirmières, dans le secteur de la prison réservé aux tuberculeux. Dès 1995 le CICR a lancé un programme de traitement de la tuberculose en prison dans plusieurs pays du Sud-Caucase. De nos jours la lutte contre cette maladie se poursuit, en particulier contre sa forme multirésistante.
    © CICR / F. de Sury / az-n-00059-24
  • Lima, Pérou, 2004. Les femmes détenues sont une minorité dans un milieu carcéral essentiellement masculin. Le CICR accorde une attention particulière aux femmes détenues afin que leurs besoins spécifiques soient pris en compte. Ici, une déléguée s'entretient en privé avec une détenue de la prison centrale de Lima.
    © CICR / B. Heger / pe-e-00028
  • Check-point d'Erez entre Gaza et Israël, 2005. Le CICR organise et facilite les visites de familles palestiniennes à leurs proches détenus en Israël et les accompagne pour passer les check points et entrer dans les lieux de détention. Ce droit de visite, qui avait été supprimé en 2007, a été rétabli en juillet 2012. Tous les lundis ou presque, le CICR accompagne des familles de détenus de Gaza jusqu'en Israël.
    © CICR / A. Meier / il-e-00238
  • Kaboul, Afghanistan, 2008. Le CICR a installé des centres d'appels dans plusieurs de ses délégations pour permettre aux familles de personnes détenues par les États-Unis dans les prisons de Bagram, en Afghanistan, ou de Guantanamo de communiquer avec leurs proches par vidéoconférence.
    © CICR / R. Keusen / af-e-01224
  • Masvingo, Zimbabwe, 2010, Centre de détention préventive. En 2008, à la suite de mauvaises récoltes et d'une épidémie de choléra, de nombreux cas de malnutrition sévère ont été constatés dans les prisons. Le CICR a lancé une opération d'assistance d'urgence en collaboration avec les autorités afin d'améliorer l'état nutritionnel et la santé des détenus. Ici une déléguée pèse les rations de nourriture pour vérifier qu'elles correspondent aux standards établis par le CICR et le Service des prisons du Zimbabwe.
    © CICR / O. Moeckli / zw-e-00091
01 juillet 2013

Dès la guerre franco prussienne de 1870, le sort réservé aux prisonniers devient une préoccupation pour le CICR. Les premières visites de délégués du CICR à des camps de prisonniers de guerre pour vérifier comment ils sont traités et dans quelles conditions ils vivent ont lieu durant la Première Guerre mondiale. Aujourd'hui la protection des prisonniers et détenus reste au cœur de notre action.