Atelier sur la Gestion des dépouilles mortelles, du 28 au 30 septembre 2021 à Sfax

Gestion des dépouilles mortelles: leçons apprises, défis et voie future

Les efforts de standardisation des procédures de Gestion des dépouilles mortelles menés par les autorités tunisiennes avec le soutien du Comité international de la Croix-Rouge depuis plusieurs années ont permis la reconnaissance de quelques dizaines de corps de migrants à Sfax entre 2020 et 2021. Quelles sont les leçons à tirer de cette expérience et comment aller de l’avant? Ce sont les questions auxquelles ont tenté de répondre les participants à un atelier de 3 jours organisé à Sfax, par le Ministère de la santé sur la gestion des dépouilles de migrants retrouvées en mer ou sur les plages tunisiennes.
Article 01 octobre 2021 Tunisie

L'atelier a réuni des représentants de la Garde nationale, de la police technique et scientifique, des services médicolégaux, des collectivités locales et du bureau du Procureur ainsi que des membres du Croissant-Rouge tunisien de Sfax . Pendant ces 3 jours les participants ont pu échanger autour des cinq principaux thèmes couvrant la gestion des dépouilles mortelles, à savoir la récupération des corps et la santé et la sécurité des intervenants, le transport et l'entreposage des corps, la coordination entre les intervenants, la gestion des données et l'identification des dépouilles et pour finir le soutien aux familles. Ces échanges ont permis de comprendre les difficultés et les défis qui restent à surmonter pour pouvoir apporter une réponse rapide aux familles qui vivent dans l'incertitude quant au sort de leurs proches disarus. A l'issue de l'atelier, plusieurs recommandations ont été émises afin de résoudre les difficultés qui entravent le processus menant à l'identification des dépouilles et à la résolution de cas de disparition.
Même si des avancées notables ont pu être réalisées ces dernières années et ont permis plusieurs dizaines de reconnaissances de corps, les participants ont conclu que des efforts supplémentaires devront être menés notamment au niveau de la coordination entre les différents intervenants, la rapidité dans le traitement des dossiers et la réponse et le soutien aux familles.

 

Le CICR a quant à lui réitéré sa volonté de poursuivre son soutien aux autorités tunisiennes, notamment à travers le renforcement des capacités des intervenants via la formation, l'accompagnement technique et la donation d'équipements indispensables à une gestion digne des corps.
Les familles ont le droit à connaître le sort de leurs proches disparus que ce soit à cause d'un conflit, de violences internes, de catastrophes naturelles ou sur la route migratoire.
Le Mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge demeure à leurs côtés pour les aider à trouver les réponses.