Cette escalade du conflit, qui a débuté fin 2025, est la plus intense depuis près d’un an. Les affrontements violents ont forcé des dizaines de milliers de personnes à fuir de chez elles à travers des marais inondés, sans nourriture et exposées aux maladies. Leurs priorités sont maintenant de trouver un abri sûr, de se procurer à manger et d’obtenir une aide médicale de base. Parallèlement, des dizaines de personnes blessées dans les combats sont en danger de mort faute d’accès fiable à des soins d’urgence.
Gatkuoth Ruach, qui a fui l’État du Jonglei en janvier 2026 et a trouvé refuge avec ses six enfants dans le comté de Panyikang, dans l’État du Haut-Nil, raconte : « Quand les combats ont éclaté, nous avons couru loin du champ de bataille, traversant des ruisseaux et des marécages jusqu’à atteindre une petite zone de terre sèche. Nous avons survécu en mangeant des nénuphars et des fruits sauvages. Le voyage a été extrêmement pénible et épuisant : nous avons dû franchir des rivières en crue, avons été piqués par les moustiques et avons souffert de la faim, parmi de nombreuses autres épreuves. Beaucoup de gens ont eu de profondes plaies aux pieds et ont été blessés par des herbes coupantes. »
Pour répondre aux besoins humanitaires croissants, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), entre autres activités vitales, a déployé en urgence une équipe chirurgicale de renfort dans le comté de Panyijar (État de l’Unité) afin de fournir des soins chirurgicaux d’urgence à des patients grièvement blessés qui, sans cela, n’auraient pas pu être soignés.