Cameroun : notre action en chiffres pour l'année 2018

22 février 2019
Cameroun : notre action en chiffres pour l'année 2018
Nous diffusons le droit international humanitaire auprès de milliers de membres des forces armées et de sécurité ; ici une diffusion auprès d'officiers Camerounais par le CICR. CC-BY-NC-ND / CICR / Alex LOCK

2018 a été pour le Cameroun une année de grands défis humanitaires. À la violence qui perdure depuis plusieurs années à l'Extrême-Nord et l'insécurité toujours présente dans la région de l'Est, s'ajoute désormais une situation de crise préoccupante dans les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

Selon le bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), au Cameroun, plus de 3,3 millions de personnes ont besoin d'une assistance humanitaire d'urgence. Parmi elles, au moins 430 000 ont été contraintes de s'enfuir loin de chez elles, victimes de la crise dans la région anglophone.

À ce jour, malgré la réponse humanitaire des différents acteurs qui s'emploient à améliorer le sort des victimes, pour encore trop de personnes ; l'accès à la nourriture, à l'eau potable et aux soins de santé reste un défi majeur au quotidien.

Faits marquants de l'action du CICR au Cameroun en 2018 :

Plus de 14 000 ménages dont 7 000 déplacés ont reçu plus 2 700 tonnes de vivres.
Plus de 8 500 ménages ont reçu plus d'1 milliard de FCFA (1  700 000 de francs suisses) de transferts monétaires.
Plus de 84 000 consultations gratuites ont été effectuées.
 Plus de 15 000 femmes enceintes ont bénéficié de consultations prénatales.
  12  visites effectuées dans différents lieux de détention abritant plusieurs milliers de détenus.
 

Plus de 4 500 détenus ont bénéficié d'un meilleur accès à l'eau et à l'hygiène.

  249 personnes recherchées par leurs proches ont pu être localisées.
 Plus de 200 enfants suivis et des recherches actives sur le terrain pour plus de 580 demandes de recherches.
 2400 membres des forces armées et de sécurité ont assisté à des séances de diffusion sur le droit international humanitaire.
 

27 journalistes à Buea et 40 à Bamenda ont été sensibilisés aux règles de base du droit international humanitaire et des droits de l'homme et à leur rôle dans la protection des victimes des conflits armés et des autres situations de violence.