Torture et mauvais traitements

25 juin 2015

La torture et toutes les autres formes de traitements cruels, inhumains, dégradants ou humiliants sont interdits par le droit international. Le CICR s'efforce de prévenir ces pratiques et de les faire cesser là où elles se présentent, et il vient en aide aux victimes et à leurs familles. Sont résumés ci-dessous les faits relatifs à la torture et aux mauvais traitements et l'action du CICR contre ces abus.

La torture et les mauvais traitements – quelques faits

  • La torture est une pratique répandue. Aucun pays, aucune société n'est aujourd'hui entièrement à l'abri de ce phénomène, sous une forme ou une autre.
  • La prohibition de la torture – et de toutes les autres formes de traitements cruels, inhumains, dégradants ou humiliants – a un caractère absolu ; elle est énoncée à la fois dans le droit international humanitaire et dans le droit international des droits de l'homme.
  • La torture est un affront fait à l'humanité. Elle constitue un outrage intolérable aux victimes et à la dignité humaine.
  • Pour les personnes concernées, les conséquences physiques et psychologiques peuvent être graves et irréversibles. Les victimes de tortures ou d'autres formes de mauvais traitements nécessitent une réadaptation à long terme.
  • Rien ne peut justifier la torture ou d'autres formes de mauvais traitements. Aucun argument – d'ordre politique, économique, sécuritaire, culturel ou religieux – n'est recevable.
  • Les familles sont les « victimes invisibles » de la torture. Elles peuvent être affaiblies ou détruites quand la torture et les mauvais traitements touchent l'un des leurs.
  • La torture et les autres traitements cruels, inhumains ou dégradants peuvent détruire le tissu social d'une communauté ou d'une société.
  • Les abus nourrissent la haine ; ils peuvent susciter un ressentiment profond au sein des communautés et alimenter un cycle de vengeance.
  • Afin que les détenus ne subissent ni torture, ni traitements cruels, inhumains ou dégradants, il est essentiel que les garanties judiciaires et procédurales fondamentales soient respectées.
  • Le respect des garanties judiciaires et procédurales contribue de manière importante à prévenir les abus envers les personnes privées de liberté et à améliorer leurs conditions de détention.

Action du CICR face à la torture et aux mauvais traitements

  • Le CICR s'efforce de prévenir et de faire cesser la torture et les traitements cruels, inhumains ou dégradants dans les conflits armés et autres situations de violence.
  • Le CICR vient en aide aux victimes d'abus et à leurs familles, en mettant toujours la personne au cœur de son action.
  • Le CICR travaille en confiance avec toutes les autorités en vue de prévenir les abus et de s'assurer que les détenus sont traités avec humanité.
  • Le CICR aide les victimes à retrouver leur dignité par le biais des visites qu'il effectue dans les lieux de détention. Sur la base de ces visites, le CICR mène un dialogue confidentiel avec les autorités sur les questions relatives au traitement des détenus, à leurs conditions de détention et au respect des garanties judiciaires.
  • Le CICR aide les victimes d'abus et contribue à leur réadaptation. Nous travaillons avec des organisations qui se spécialisent dans ce domaine, y compris certaines Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.
  • Le CICR mène un dialogue avec les autorités gouvernementales et d'autres acteurs pour les aider à prévenir et à réprimer les actes de torture et d'autres formes de mauvais traitements ; cela inclut le soutien aux mécanismes nationaux de prévention de la torture et la mise en place d'un cadre juridique global.

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