Déclaration

Selon la présidente du CICR, une guerre qui frappe les infrastructures essentielles est une guerre contre les civils ; il faut tout faire pour désamorcer la situation

Bandera del Comité Internacional de la Cruz Roja

Genève (CICR) - Déclaration de la présidente du CICR, Mirjana Spoljaric.

Une guerre qui frappe les infrastructures essentielles est une guerre contre les civils.

Il faut que cela cesse. Nous devons tout faire pour désamorcer la situation.

Les attaques délibérées à l’encontre des services essentiels et des infrastructures civiles peuvent constituer des crimes de guerre.

Des infrastructures d’approvisionnement en eau, en énergie et en carburant et des structures de santé sont endommagées, voire détruites. Cette tendance préoccupante ne se limite pas au Moyen-Orient ni aux trois dernières semaines ; elle est omniprésente dans les conflits interrégionaux.

Mais la situation observée ces derniers jours au Moyen-Orient risque de marquer un point de non-retour.

Le plus alarmant est le risque d’endommager les centrales nucléaires, que ce soit de manière délibérée ou accidentelle. Porter atteinte à ces sites pourrait avoir des conséquences irréversibles, raison pour laquelle les règles de la guerre leur confèrent une protection renforcée.

Des millions de civils proches ou non des lignes de front ont déjà pâti des attaques menées contre les infrastructures essentielles. Cette tendance, conjuguée à des propos belliqueux qui ne tiennent pas compte des limites imposées par le droit international humanitaire, normalise une manière de faire la guerre qui nous dépouille de notre humanité commune.

Le respect de la dignité des civils est la condition de base de la désescalade et de l’élaboration de solutions politiques susceptibles de ramener la paix et la stabilité.