Côte d'Ivoire, Guinée et Togo : chaque détenu reçoit deux masques en tissu

Côte d'Ivoire, Guinée et Togo : chaque détenu reçoit deux masques en tissu
Les masques en tissu distribués par le CICR sont fabriqués dans une usine spécialisée en confection textile à Abidjan. Crédit : CICR

Abidjan (CICR) - Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) procède depuis plusieurs jours à la distribution de 70 000 masques en tissu, non médicaux, aux 33 Maisons d'arrêt et de correction (MAC) de Côte d'Ivoire.

Ce mardi, 25 000 de ces masques ont été remis à la MAC d'Abidjan (MACA). Le CICR a livré 8000 masques de ce type au Togo début juin, et 6000 masques sont en cours d'acheminement en Guinée. Dans les trois pays, chaque détenu, ainsi que tout personnel travaillant en milieu carcéral, reçoit deux masques individuels, lavables et réutilisables.

« En avril, les autorités pénitentiaires de Côte d'Ivoire, de Guinée et du Togo nous ont manifesté un besoin en masques pour prévenir la propagation de la maladie à coronavirus dans les prisons, » explique Oualid Bech, chef adjoint de la délégation régionale du CICR à Abidjan. « En coordination avec notre centre logistique régional, nous avons préparé et délivré la réponse la plus adéquate possible. »

Côte d'Ivoire, Guinée et Togo : chaque détenu reçoit deux masques en tissus

Les autorités et le personnel de l'administration pénitentiaire portent les masques remis par le CICR à la Maison d'arrêt et de correction d'Abidjan (MACA), le 16 juin 2020. Crédit : CICR

Le port d'un masque facial en tissu (couvrant bouche, nez et menton) par des individus infectés peut contribuer à prévenir la contamination à d'autres personnes. Les masques remis par le CICR ont été fabriqués à Abidjan dans une usine spécialisée en confection textile, et leur qualité a été dûment contrôlée. Cela dit, le seul emploi d'un tel masque n'est pas suffisant pour assurer un niveau de protection adéquat. Il est donc crucial que l'ensemble des autres mesures barrières, telles qu'édictées par les autorités sanitaires officielles, soient aussi scrupuleusement respectées.

« Dès la réception de ces masques, les gardes et les détenus reçoivent des instructions précises pour leur bonne utilisation, » poursuit M. Bech. « Les autorités assurent le respect de ces instructions. »

Mi-avril, le CICR a distribué du matériel sanitaire à toutes les prisons de Côte d'Ivoire, du Togo et de Guinée. Mi-mai, il a fourni 10 tonnes de vivres pour 1200 détenus souffrant de malnutrition ou malades en Côte d'Ivoire. Le 9 juin à la MACA, il a remis aux autorités un site d'isolement et de gestion de cas suspectés de coronavirus, sous la forme de tentes construites sur place en quelques semaines. Enfin, la distribution en cours des 84'000 masques en tissu s'achèvera d'ici fin juin.

« Dans la région, nous avons multiplié nos contributions pour contrer la propagation du Covid-19 dans le milieu carcéral. Même si nous restons à disposition, il revient maintenant aux autorités de faire le meilleur usage possible de tout ce matériel, » conclut M. Bech.


Informations complémentaires :

Steven Anderson, coordinateur communication du CICR à Abidjan
+225 09 39 94 04, sanderson@icrc.org