Guinée : le CICR ferme sa mission

Guinée : le CICR ferme sa mission

Depuis le 1er janvier 2021, le CICR n’a plus de présence dans les pays de la Mano River Union à part en Côte d’Ivoire. Après le Sierra Léone, puis le Liberia fin 2019, c’est son bureau de Conakry en Guinée qui a fermé ses portes.
Article 15 janvier 2021 Guinée

L'histoire du CICR en République de Guinée a commencé il y a bientôt 30 ans. Après l'éclatement des conflits armés dans les pays voisins, au Libéria et en Sierra Léone, le CICR y a mené des activités dès 1991. Puis, vu l'aggravation de ces conflits et de leur impact sur la Guinée, l'institution a décidé d'établir une présence permanente à Conakry. Sa délégation a vu le jour en 2001, grâce à l'accord de siège conclu avec les autorités guinéennes.

Depuis lors, à partir de la capitale et de structures opérationnelles à l'intérieur du pays, le CICR a déployé un large éventail d'activités en Guinée : rétablissement des liens familiaux, visite des lieux de détention (comprenant un soutien nutritionnel et santé jusqu'en 2017), soutien aux structures sanitaires pour la prise en charge des victimes des situations d'urgence, promotion du droit auprès des forces armées et de sécurité, des autorités nationales et de la société civile.

Pendant toutes ces années, le CICR a travaillé avec la Croix-Rouge guinéenne (CRG) pour renforcer l'opérationnalité des comités situés dans des localités exposées aux violences politiques et intercommunautaires. Cette coopération technique et financière avec la société nationale de la Croix-Rouge est la priorité au moins depuis 2018. Elle se poursuivra à distance, depuis Abidjan, avec l'aide d'un officier de liaison au sein de la CRG, issu de l'équipe sortante du CICR en Guinée.

Dans une interview vidéo, Alpha Oumar Barry, chef de la mission qui vient de fermer à Conakry, apporte des compléments d'information historiques. Il énonce aussi les motifs du départ du CICR et les activités qu'il continuera à mener en Guinée.