Héros méconnus du Pakistan : les personnels de santé prennent des risques pour sauver des vies

  • Mohammad Raja, ambulancier des services d’urgence d’Edhi
    Mohammad Raja, ambulancier des services d’urgence d’Edhi
    « Nos ambulances étaient déjà criblées de balles, je ne pouvais absolument plus les utiliser. J’espérais pourtant réussir à transporter l'homme blessé jusqu’à un taxi pour l’emmener à l'hôpital. Au moment même où je m’approchai de lui, une balle me transperça la jambe et me fit tomber. »
    Asim Rafiqui/NOOR pour le CICR
  • Shazia Lodhi (au centre en burqa), veuve de Misal Khan, avec ses enfants (de gauche à droite) Faisal, Arslan, Mariam, Bilal et Kainat
    Shazia Lodhi (au centre en burqa), veuve de Misal Khan, avec ses enfants (de gauche à droite) Faisal, Arslan, Mariam, Bilal et Kainat
    « Il est mort pendant le trajet vers l’hôpital. L’ambulance a mis pratiquement 45 minutes pour arriver sur les lieux de l'accident. Misal Khan a été heurté par un camion. Projeté à terre de sa moto, il a été grièvement blessé à la tête. Sa mort signifiait que mes enfants ne pouvaient plus continuer à aller à l'école et que je devais les forcer à trouver un travail. »
    Asim Rafiqui/NOOR pour le CICR
  • Daisy Nasreen, infirmière en chef, salle d’urgence du centre hospitalier de Jinnah (JPMC)
    Daisy Nasreen, infirmière en chef, salle d’urgence du centre hospitalier de Jinnah (JPMC)
    « La première bombe, placée directement à l'extérieur de l'entrée principale du service d'urgence, tua 18 personnes sur le coup. Débris et poussière s’amoncelaient, nous étions abasourdis à la fois par l’intensité du bruit et la puissance de l'explosion. »
    Asim Rafiqui/NOOR pour le CICR
  • Docteur Seemi Jamali, directrice, salle d’urgence du centre hospitalier de Jinnah (JPMC)
    Docteur Seemi Jamali, directrice, salle d’urgence du centre hospitalier de Jinnah (JPMC)
    « Deux bombes ont explosé dans la ville. Tout le personnel médical de l'hôpital était présent ce jour-là pour s’occuper des victimes des attaques, lorsqu’une bombe explosa juste devant l'entrée principale, tuant sur le coup 18 personnes innocentes. »
    Asim Rafiqui/NOOR pour le CICR
  • Mohammad Farooq, chef du commissariat de Baldia, services d’urgence d’Edhi
    Mohammad Farooq, chef du commissariat de Baldia, services d’urgence d’Edhi
    « Alors que nous faisions demi-tour pour tenter de quitter les lieux, un groupe d'hommes se mit à lancer sur nous de grandes bouteilles en verre. Une de ces bouteilles attint mon visage, arrachant ma joue. Le sang coulait abondamment, mais j’ai réussi à mener l'ambulance dans un lieu sûr. J’ai dû être hospitalisé à cause de mes blessures. J'ai eu 18 points de suture sur le visage et ai passé environ deux semaines à l'hôpital. »
    Asim Rafiqui/NOOR pour le CICR
  • Talib Hussein, garde de sécurité
    Talib Hussein, garde de sécurité
    « Je n'avais aucune idée de ce qui s'était passé, je savais uniquement que j’ai eu brusquement très mal et qu’il y avait de grandes flaques de sang autour de moi. La panique alentour et, finalement, une ambulance a été appelée. Elle n'est jamais arrivée. Nous avons attendu ce qui nous a paru être une éternité mais nous n’avons jamais vu la moindre ambulance. J'ai eu de la chance d’avoir réussi à me rendre à l'hôpital. »
    Asim Rafiqui/NOOR pour le CICR
  • Sabir Christopher, ambulancier d'urgence, services d’ambulance d’Aman
    Sabir Christopher, ambulancier d'urgence, services d’ambulance d’Aman
    « Il faisait nuit, les routes étaient pratiquement désertes à cette heure tardive et nous roulions à une vitesse normale vers le centre hospitalier. Soudain, j’aperçus un homme en plein milieu de la route qui se dirigeait vers mes phares. Sur le moment, je n’y prêtai guère attention jusqu’à ce que je réalise qu'il était armé, une arme à feu dans chaque main. Alors que nous avancions dans sa direction, les phares de l'ambulance clairement braqués sur lui, il leva son arme et se mit à nous tirer dessus. »
    Asim Rafiqui/NOOR pour le CICR
17 juillet 2017

Les attaques contre les personnels de santé, les hôpitaux et les ambulances perturbent les services de santé et empêchent les gens de sauver des vies. À Karachi, au Pakistan, des histoires relatent l'expérience des personnels de santé confrontés à la violence alors qu'ils risquent leur vie pour sauver celle d'autres personnes.


Le projet « Les soins de santé en danger » du CICR vise à encourager les différentes parties prenantes à améliorer la sécurité et la prestation de services de soins de santé dans les conflits armés et autres situations d'urgence.

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