Madagascar : tout mettre en œuvre pour remarcher

  • Thierry, un technicien orthoprothésiste du centre Akanin’ny Marary à Ambositra, soutenu par le Fonds spécial du CICR en faveur des handicapés (FSH), prépare la prothèse d’une patiente.
  • Le centre Akanin’ny Marary dispose du service d’appareillage et de réadaptation physique le plus performant de Madagascar. Il est soutenu par le FSH, qui assure des formations et un suivi technique et fournit un important appui matériel.
  • Christian et Thierry sont les seuls techniciens orthoprothésistes (Cat. II) dans tout Madagascar. Ils ont été envoyés par le FSH au Togo pour suivre une formation à la Société internationale de prothèses et d'orthèses (International Society for Protheses and Orthoses – ISPO)
  • Thierry et Christian s’appliquent à rectifier le gobelet de la prothèse. Il doit être sans défaut pour que la patiente n’éprouve aucune gêne. Chaque détail est ainsi minutieusement vérifié.
  • Élisabeth, dont la jambe gauche a été arrachée lors d’une explosion survenue en janvier 2014 à Tananarive, essaie une paire de ballerines. Elle va désormais porter des talons plats, et sa prothèse va être adaptée en conséquence.
  • Élisabeth s’exerce à transférer le poids du corps d’une jambe sur l’autre et à marcher avec sa nouvelle prothèse, sous la supervision des kinésithérapeutes.
  • « Tu veux que je te pousse ? », taquine Solenne, kinésithérapeute du FSH, durant un exercice de marche entre les barres parallèles, ce qui fait éclater Élisabeth de rire.
  • Selon l’approche multidisciplinaire préconisée par le FSH, Élisabeth est prise en charge en même temps par les kinésithérapeutes et par les techniciens. Ils repèrent ensemble les points à rectifier afin de réaliser un nouveau moulage et d’effectuer d’autres ajustements. Le fait qu’un patient réussisse à bien marcher dépend avant tout de la qualité de l‘appareillage et des exercices de mise en charge et d’équilibre.
  • Avec sa nouvelle prothèse, Élisabeth peut désormais marcher toute seule.
  • La majorité des patients qui consultent le service d’appareillage et de réadaptation physique sont des enfants (pieds bots, infirmité motrice cérébrale, paraplégie, notamment). Toutefois, des adultes viennent également consulter et se faire appareiller.
  • Le centre Akanin’ny Marary favorise l’accès aux soins des personnes handicapées les plus marginalisées, à savoir les femmes, les enfants et les personnes vivant dans les régions rurales les plus éloignées.
  • Jour de consultation au centre : les patients viennent nombreux du fin fond de la région pour une consultation (s’il s’agit de nouveaux cas) ou un suivi.
18 décembre 2014

Pieds bots, infirmité motrice cérébrale, amputation des membres... De nombreux patients viennent consulter le service d'appareillage et de réadaptation physique du centre Akanin'ny Marary (foyer pour les malades) à Ambositra, soutenu par le Fonds spécial du CICR en faveur des handicapés. Cette galerie de photos montre l'importance des besoins et le travail effectué dans ce centre.

Photos: CC BY-NC-ND / CICR / Narindra Rakotonanahary