Syrie : distributions de fournitures médicales d’urgence après d’intenses combats dans le nord-est

27 août 2015

Damas (CICR) – Les besoins sanitaires augmentent dans le nord-est de la Syrie en raison des combats, dont l'explosion d'une bombe à Qamishli le 19 août. Des fournitures médicales ont été remises cette semaine à des hôpitaux des villes de Qamishli, Ras al-Ayn et Hassakeh dans le cadre d'une opération conjointe du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et du Croissant-Rouge arabe syrien.

« Hassakeh a subi récemment de violents combats qui ont duré plusieurs semaines, faisant de nombreux blessés qui ont eu besoin de soins médicaux urgents. À cause de la multiplicité des lignes de front, il est difficile d'accéder à Hassakeh par la route pour livrer régulièrement les fournitures nécessaires. Le matériel que nous avons apporté a permis de regarnir les stocks des hôpitaux », explique Béatrice Oechsli, cheffe-adjointe de la délégation du CICR en Syrie, qui dirigeait l'opération. L'équipe a visité les hôpitaux et s'est entretenue aussi bien avec le personnel médical qu'avec les patients, afin de se rendre compte par elle-même des besoins croissants en matière de soins de santé.

En tout, six tonnes de fournitures médicales ont été distribuées ─ suffisamment pour soigner 300 blessés graves. Chaque kit médical d'une tonne contient des articles tels que pansements, plâtres, matériel de suture, solutions intraveineuses et médicaments. Les kits ont été transportés par voie aérienne de Damas à Qamishli, d'où l'un a été livré à l'hôpital de Qamishli, deux autres à l'hôpital de Ras al-Ayn et les trois derniers à l'hôpital national de Hassakeh, à 80 kilomètres au sud de Qamishli.

Plus de quatre ans de combats ininterrompus ont gravement endommagé le système de santé syrien. Des dizaines d'établissements de soins ont été détruits, et il ne reste pas assez de personnel qualifié ni de fournitures médicales adéquates pour faire face à l'ampleur des besoins. À cela s'ajoute le fait que les civils vivant dans des zones assiégées ou lourdement touchées par les combats ont peu de services de santé à disposition.

« L'accès aux soins de santé est un droit inaliénable, rappelle Mme Oechsli. Toutes les parties impliquées dans les combats ont l'obligation de sauvegarder les structures de santé et de permettre au personnel médical de d'accomplir sa tâche de manière impartiale. Nous appelons toutes les parties à faire en sorte que les blessés et les malades aient accès à des soins vitaux. »

En Syrie, le CICR aide le Croissant-Rouge arabe syrien et les autorités sanitaires locales en distribuant des fournitures médicales, des générateurs et d'autres équipements et en soutenant les unités de santé mobiles et le programme de réadaptation physique de la Société nationale. En outre, il fournit des moustiquaires imprégnées pour la prévention de la leishmaniose, répare l'infrastructure des hôpitaux, notamment leur système d'approvisionnement en eau, et forme du personnel médical. Depuis le début de l'année 2015, plus de 800 000 personnes, en Syrie, ont bénéficié des activités du CICR dans le domaine de la santé.

Par ailleurs, le CICR travaille sur le système d'approvisionnement en eau du gouvernorat de Hassakeh, y menant en 2015 plus de 60 projets desservant environ 80% de la population locale. Il s'agit notamment d'entretenir et de moderniser les stations de pompage, d'adduction et de traitement de l'eau ainsi que le système d'approvisionnement en eau et d'assainissement des centres qui accueillent les personnes déplacées.

Informations complémentaires :
Pawel Krzysiek, CICR Damas, tél. : +963 11 331 0482 poste 122 ou +963 930 336 718
ou email : pkrzysiek@icrc.org, Twitter @PKrzysiekICRC