Syrie et Irak : le CICR appelle à un plus grand respect du droit humanitaire

26 septembre 2014
Syrie et Irak : le CICR appelle à un plus grand respect du droit humanitaire

Genève / Damas / Bagdad (CICR) – Le Comité international de la Croix-Rouge lance un appel à toutes les parties impliquées dans les conflits en Syrie et en Irak pour qu’elles respectent le principe fondamental de la dignité humaine, qu’elles épargnent à la population civile les effets des hostilités, et qu’elles facilitent une action humanitaire neutre, indépendante et impartiale.

Des années de combats en Syrie et en Irak, la prolifération de groupes armés et les récentes frappes aériennes internationales en Irak et en Syrie ont aggravé les conséquences humanitaires des conflits dans les deux pays. Des centaines de milliers de personnes ont été tuées, des millions sont sans abri, les moyens de subsistance ont été détruits et la situation humanitaire continue de se dégrader. Dans le même temps, les organisations et les travailleurs humanitaires, qui portent secours aux personnes démunies, sont confrontées à une situation de plus en plus dangereuse.

« Les conflits en Syrie et en Irak mettent chaque jour en péril un nombre toujours plus grand de personnes », déclare Dominik Stillhart, directeur des opérations du CICR. « En vertu du droit international humanitaire, toutes les parties à ces conflits doivent s'abstenir de porter atteinte aux civils, elles doivent protéger les personnels de santé et les structures médicales, et doivent permettre aux travailleurs humanitaires d'apporter assistance. »

Les parties à un conflit armé sont toutes liées par le droit international humanitaire. Alors qu’émergent de nouvelles parties aux conflits en Syrie et en Irak, qu’elles soient étatiques ou non étatiques, le CICR cherche à établir un contact confidentiel avec ces parties, en leur rappelant que le droit humanitaire s'applique dans les deux cas. L'institution souligne la nécessité de respecter les dispositions du droit humanitaire afin de protéger les victimes des conflits armés.

« En vertu du droit international humanitaire, nul ne peut attaquer des civils ou des biens de caractère civil, comme les maisons, écoles, structures médicales, ambulances, abris communautaires ou lieux de culte. Le droit inclut aussi l'obligation de respecter et de protéger la population civile et les personnes ne participant pas ou plus aux hostilités, telles que les personnes malades, blessées et celles qui ont été détenues. Ces personnes doivent être traitées en tout temps avec humanité et leur dignité doit être préservée », explique M. Stillhart.

De plus, les parties à un conflit ont l’obligation, en vertu du droit international humanitaire, de protéger tous les travailleurs humanitaires, sans distinction d'appartenance ethnique, nationale ou religieuse. « Dans les zones de conflit, le personnel de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge sauve des vies et apporte une aide essentielle aux personnes démunies. Toutes les parties à un conflit sont tenues non seulement de lui permettre d’accomplir son travail, mais aussi de le protéger, et de faciliter son travail », conclut M. Stillhart.

Le CICR aide les personnes qui subissent les effets des conflits en Syrie et en Irak. En collaboration avec le Croissant-Rouge arabe syrien, il a acheminé de l’eau potable à 80 pour cent de la population syrienne. De plus, il a fourni cette année des vivres et des secours pour plus de 3,8 millions de personnes en Syrie. En Irak, le CICR a apporté des vivres, de l'eau potable, d'autres secours et une assistance médicale à plus d’un million de personnes depuis le début de l'année, tandis que que le Croissant-Rouge de l’Irak est venu en aide aux personnes touchées par les combats dans le pays.

Informations complémentaires :
Ralph El Hage, CICR Damas, tél. : +963 930 336 718
Saleh Dabbakeh, CICR Bagdad, tél. : +964 790 191 6927
Sitara Jabeen, CICR Genève, tél. : +41 22 730 24 78 ou +41 79 536 92 31