Zimbabwe : renforcer les capacités d’intervention d’urgence des Sociétés nationales

20 mai 2015
Zimbabwe : renforcer les capacités d’intervention d’urgence des Sociétés nationales
Des volontaires de la Croix-Rouge du Mozambique reçoivent des trousses de premiers secours et apprennent à les utiliser avant d’être déployés dans des bureaux de vote lors de l’élection générale mozambicaine en octobre 2014. CC BY-NC-ND/ICRC

L'année dernière, Sithembile Chiware, responsable du programme de coopération du CICR à Harare (Zimbabwe), a été déployée dans trois pays différents pour soutenir les interventions d'urgence menées par les Sociétés de la Croix-Rouge dans le cadre d'élections nationales. Elle nous décrit son rôle et nous livre ses impressions sur son travail et les résultats qu'il produit.

Pouvez-vous nous expliquer votre travail au CICR et comment il s'inscrit dans les priorités plus larges de la délégation régionale de Harare ?

Mon rôle est de bâtir des partenariats avec les Sociétés nationales de la Croix-Rouge du Malawi, du Mozambique, de la Namibie, de la Zambie et du Zimbabwe, pour renforcer ces organisations et leur capacité de faire face aux urgences humanitaires. En collaboration avec la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et d'autres partenaires du Mouvement actifs dans ces pays, nous cherchons à aider les Sociétés nationales à atteindre leurs objectifs à travers tous les programmes et initiatives que nous soutenons.

Je considère aussi l'équipe de coopération comme un pont entre chaque Société nationale et les différents spécialistes employés par le CICR – dans les domaines de la santé, de la communication, de l'eau et de l'habitat. Nous contribuons à améliorer la collaboration sur des questions d'intérêt commun, comme la sensibilisation des jeunes aux principes et valeurs humanitaires.

Sithembile Chiware (au centre), responsable du programme de coopération du CICR, et d'autres délégués chargés de la coopération effectuent une visite de suivi pour évaluer la situation humanitaire des personnes déplacées dans la province de Sofala (Mozambique), en octobre 2014. CC BY-NC-ND/CICR/Daniel Neshamba

Quelle a été la première élection que vous avez couverte ?

Le Mozambique en octobre 2014, deux mois après avoir rejoint le CICR. J'étais d'abord enthousiaste jusqu'à ce que j'apprenne que nous allions à Gorongosa dans la province de Sofala, qui était alors un endroit instable où des violences avaient éclaté. Après une période d'hésitation, j'ai été rassurée quand on m'a expliqué les tâches que nous devrions accomplir et le rôle de l'emblème de la croix rouge, qui protège les personnes fournissant une aide humanitaire. Les choses ont été encore facilitées par le degré d'acceptation et de soutien de la population à l'égard des volontaires et du personnel de la Croix-Rouge du Mozambique.

Quel est le rôle du CICR pendant des élections ?

Lors de tels événements nationaux, les Sociétés de la Croix-Rouge de la région sont responsables d'anticiper les besoins, d'organiser les interventions humanitaires et de les mener à bien. Quant au CICR et aux autres partenaires du Mouvement, ils s'efforcent de compléter ces efforts en apportant un appui logistique et financier aux activités de préparation. C'est souvent l'occasion de reconstituer et de pré-positionner les stocks de matériel de premiers secours.

Environ une semaine avant l'élection, une équipe technique du CICR est déployée auprès des volontaires et des collaborateurs de la Croix-Rouge. Elle les épaule dans les derniers travaux préparatoires, dans leurs activités le jour J et dans toute intervention humanitaire qui pourrait se révéler nécessaire à la suite de l'élection.

Entre octobre 2014 et janvier 2015, vous avez été envoyée au Mozambique, en Namibie et en Zambie pour soutenir les interventions des Sociétés nationales dans le cadre d'élections. Que retenez-vous de ces missions ?

En tant que personne venant de l'extérieur du Mouvement et ayant de l'expérience dans des domaines voisins, j'ai été impressionnée par la souplesse et le dévouement dont les équipes de volontaires ont fait preuve. Même si chaque contexte était unique, les Sociétés nationales utilisaient des méthodes assez similaires pour mobiliser leurs volontaires et les préparer à venir en aide à leur communauté. Ça m'a permis de mieux comprendre l'origine du nom « Mouvement ».

Cette similarité dans la stratégie, ainsi que nos principes fondamentaux, nous ont aidés à relever tous les défis. Ce qui m'a le plus frappée, en fin de compte, c'est le lien profond de respect et d'estime que les volontaires de la Croix-Rouge sont parvenus à nouer avec les communautés et les autorités, indépendamment des opinions politiques – et ce, même quand les élections étaient vivement contestées !

Des volontaires de la Croix-Rouge de Zambie s'occupent d'un patient ayant besoin de soins médicaux dans un bureau de vote, pendant l'élection présidentielle zambienne en janvier 2015. CC BY-NC-ND/CICR/Tendayi Sengwe

All photos:  CC BY-NC-ND/CICR

Des volontaires de la Croix-Rouge du Mozambique reçoivent des trousses de premiers secours et apprennent à les utiliser.

Des volontaires de la Croix-Rouge du Mozambique reçoivent des trousses de premiers secours et apprennent à les utiliser.

Des délégués chargés de la coopération effectuent une visite pour évaluer la situation humanitaire des personnes déplacées.

Des délégués chargés de la coopération effectuent une visite pour évaluer la situation humanitaire des personnes déplacées.

Des volontaires de la Croix-Rouge de Zambie s’occupent d’un patient ayant besoin de soins médicaux dans un bureau de vote.

Des volontaires de la Croix-Rouge de Zambie s’occupent d’un patient ayant besoin de soins médicaux dans un bureau de vote.

Des volontaires de la Croix-Rouge de Zambie patrouillent autour d’un bureau de vote de Lusaka.

Des volontaires de la Croix-Rouge de Zambie patrouillent autour d’un bureau de vote de Lusaka.