Côte d'ivoire : 8e édition de la conférence débat Humanitarium Itinérant Afrique de l’Ouest « Droit international humanitaire et Paix. »

Auditorium du Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, Abidjan

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En présentiel
Délégation régionale du CICR à Abidjan (Côte d’Ivoire, Guinée, Ghana et Bénin)
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8e édition de la conférence débat Humanitarium Itinérant Afrique de l’Ouest

Intervenants

M.-Guillaume-TANH

M. Guillaume TANH

est le Conseiller Juridique du Vice-Premier Ministre, Ministre de la Défense de la République de Côte d'Ivoire. Ce magistrat hors hiérarchie a consacré l'essentiel de son parcours au ministère de la Justice, des Droits de l'Homme et des Libertés publiques. Il y a notamment occupé les fonctions de Chef de cabinet du Garde des Sceaux, ministre de la Justice, des Droits de l'Homme et des Libertés publiques. Expert reconnu en application de la loi, en légistique et en protection des droits fondamentaux, il apporte aujourd'hui son expertise pointue aux enjeux souverains de la Défense nationale. Il est titulaire d'un Doctorat en droit privé obtenu à l'Université Alassane Ouattara de Bouaké en Côte d’Ivoire.
Colonel-Djimon-SAHGUI

Colonel Djimon SAHGUI

est un Officier de l’arme du génie des Forces armées béninoises ayant fait sa formation initiale d’Officier à l’Ecole Royale Militaire de Bruxelles en Belgique. Il dirige le Centre de perfectionnement aux actions post-conflictuelles de déminage et de dépollution (CPADD), un pôle d'excellence continental qui a formé plus de 4 200 spécialistes issus d'une quarantaine de pays dans la neutralisation des explosifs et la dépollution post-conflit. Expert reconnu de la gestion sécurisée des stocks d'armements, il orchestre les programmes de formation internationaux et les partenariats stratégiques mondiaux (ONU, UE, CEDEAO) pour contrer la menace des engins explosifs et des réseaux terroristes en Afrique.
Barkai-Hamid-BARKAI

M. Barkai Hamid BARKAI

est Directeur Général des Affaires Humanitaires au Ministère de l’Action Sociale, de la Solidarité et des Affaires Humanitaires du Tchad. Spécialiste des questions de gouvernance publique, d’action humanitaire et de consolidation de la paix, il a auparavant exercé comme Conseiller Technique au Ministère de l’Économie et du Plan. Il a notamment contribué à la Stratégie de Cohésion Sociale, à la réponse à la crise à l’Est du Tchad et aux travaux du programme national de Désarmement, Démobilisation et Réintégration (DDR) dans le cadre de l’Accord de Doha.
Son-Excellence-Monsieur-William-Awinador-Kanyirige

Son Excellence Monsieur William Awinador-Kanyirige

est Conseiller principal sur la gouvernance et la consolidation de la paix de la Commission de l'Union Africaine (Addis-Abeba). Diplomate de haut rang, il a notamment officié comme Ambassadeur du Ghana en Éthiopie, Haut-Commissaire au Nigéria et Représentant permanent auprès de l'Union Africaine et de la CEDEAO. Il est régulièrement sollicité comme consultant et chercheur sur les thématiques d'intégration régionale, de sécurité commune en Afrique, de mentorat de la jeunesse et de diplomatie préventive.
M.-Idi-ALI

M. Idi ALI

est Secrétaire Exécutif Adjoint du Conseil de l’Entente depuis octobre 2020, en est chargé de l’Administration et des Finances. Il assure l’intérim du Secrétaire Exécutif en cas d’absence, ou par délégation ou pour toute autre mission ; assiste le Secrétaire Exécutif dans ses fonctions de représentation du Conseil de l’Entente auprès des autorités politiques et administratives des Etats membres, des bailleurs de fonds et de toutes les institutions régionales et internationales.
Mme-Kourouma-Sabore-epouse-Guiro

Mme Kourouma Saborè épouse Guiro

est Magistrate et Secrétaire générale adjointe du Sénat de Côte d’Ivoire. Haute magistrate ivoirienne de carrière, elle possède une riche trajectoire au sein de l'appareil judiciaire, ayant notamment exercé comme Magistrate au Parquet Général de la Cour d’Appel d’Abidjan et Sous-Directrice des Affaires Pénales et des Grâces au Ministère de la Justice. Reconnue pour ses contributions majeures en matière de justice pénale, d'assistance judiciaire et de politiques juvéniles, elle supervise aujourd'hui l'organisation législative de la Chambre haute du Parlement.
Lassina-DIARRA

Dr Lassina DIARRA

est Directeur de l’Institut de recherche stratégique de l’Académie internationale de lutte contre le terrorisme (AILCT). Politologue et chercheur ivoirien, il est spécialiste de la sécurité et du terrorisme en Afrique de l'Ouest. Titulaire d'un Doctorat en Sciences Politiques (option sécurité et défense), il a travaillé comme enseignant-chercheur et consultant international pour des Think tanks de référence comme le Timbuktu Institute et le Centre 4S. Ses travaux portent sur les mouvements djihadistes, la radicalisation en milieu carcéral et les politiques de défense régionales.
Riadh-Ben-Messaoud

Dr. Riadh Ben Messaoud

occupe les fonctions de Coordinateur en chef à la Banque Africaine de Développement depuis 2008. Spécialiste chevronné des mécanismes de financement du développement, il supervise la mise en œuvre de la stratégie de la Banque pour remédier à la fragilité et renforcer la résilience en Afrique. Son rôle est central dans la gestion des fonds régionaux et l'appui ciblé aux États vulnérables, notamment dans les processus de négociation de prêts et de restructuration de dettes. Avant de rejoindre la BAD, il a été Professeur Assistant dans le domaine du Management des Connaissances.

À propos de cet événement

Contexte

Le 27 septembre 2024, le Brésil, la Chine, la France, la Jordanie, le Kazakhstan et l’Afrique du Sud ont lancé conjointement avec le CICR une initiative mondiale pour revitaliser l’engagement politique envers le droit international humanitaire (DIH). A ce jour, plus de 100 Etats ont déjà rejoint l’initiative mondiale. Cependant, un grand nombre d’Etats, y compris ceux qui subissent les conséquences des conflits armés, demeurent encore en marge du processus. Cette initiative mondiale pour le DIH est un effort diplomatique visant à mobiliser les gouvernements afin de mieux protéger les civils et les infrastructures en temps de conflit, avec des recommandations concrètes attendues d’ici la fin de 2026.

Le paysage sécuritaire mondial se complexifie avec plus de 120 conflits armés actifs dans le monde, impliquant plus de 60 États et 120 groupes armés non étatiques. Le continent africain enregistre à lui tout seul plus de 50 conflits armés actifs, soit environ 40 % des conflits à travers le monde. De nombreux conflits se prolongent, piégeant des générations entières dans des cycles sans fin de guerre et d’instabilité. Au-delà du coût humain immédiat, les violations du DIH exacerbent le ressentiment, alimentent la radicalisation et entravent la réalisation d’une paix et d’un développement durables. Et pourtant, le respect du DIH peut être une première étape pour instaurer la confiance entre les parties en conflit, faciliter la désescalade et, en fin de compte, la pacification. En prévenant les atrocités, en assurant un traitement humain des détenus et en protégeant les civils des pires effets de la guerre, le DIH contribue ainsi à créer des conditions propices au dialogue et à la stabilité à long terme. Le DIH joue également un rôle crucial en tant que bien commun mondial en limitant la destruction des infrastructures civiles critiques, réduisant ainsi le coût humain et social de la guerre, accélérant la reprise et posant les bases des efforts de consolidation de la paix. Inversement, le non-respect du DIH a pour effet d’aggraver la souffrance, de prolonger les conflits et d’approfondir les divisions au sein des sociétés, rendant la paix durable plus difficile à atteindre.

D’où le choix du thème « DIH et paix » pour l’organisation de cette 8e édition de la Conférence humanitarium, qui fait suite à celle organisée à l’occasion de la commémoration du 75e anniversaire des Conventions de Genève à Abidjan, en novembre 2024. L’Humanitarium est une conférence internationale itinérante lancée en 2017. Elle est présentée comme un cadre de réflexion et de débat sur les questions humanitaires actuelles à impact régional, dans le but de rechercher des solutions aux défis identifiés. Elle favorise les échanges entre des acteurs importants des milieux humanitaire, diplomatique, académique, militaire et les organisations de la société civile. Elle vise à promouvoir le DIH et d’autres ensembles de normes pertinentes et à créer un cadre d’échange et de dialogue entre acteurs et décideurs clés, sur des questions humanitaires actuelles et les situations d’urgence.

Format et méthodologie

La Conférence Humanitarium s’articule autour de trois temps forts :

Cérémonie d’ouverture : Allocutions de bienvenue du Chef de Délégation régionale du CICR et de la Ministre d’État, Ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération Internationale de la République de Côte d’Ivoire.

Panel 1 : « Armement, Désarmement humanitaire et paix en Afrique ». Échanges dédiés aux moyens de la guerre, axés sur les liens entre la paix, le contrôle de l’armement et le désarmement humanitaire.

Panel 2 : « Protection des personnes et processus de paix ». Discussions consacrées au lien entre le respect des règles de conduite des hostilités et la construction d’une paix durable.

Lieu

Date et heure
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Adresse du lieu

Auditorium du Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, Abidjan