Article

Questions fréquentes sur l’action du CICR en Iran

Bandera del CICR ondea frente a un cielo azul

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) est présent en Iran depuis 1977. Nous travaillons en partenariat avec la Société du Croissant-Rouge de la République islamique d’Iran et d’autres organisations iraniennes dans les domaines de la promotion du droit international humanitaire, du rétablissement des liens familiaux et de la fourniture de services de santé et de réadaptation physique.

Pour en savoir plus sur nos activités en Iran, nous vous invitons à consulter cette page.

  • Actif en Iran depuis 1977, le CICR est resté présent dans le pays pendant la guerre Iran-Irak de 1980-1988. Depuis 2001, nous avons étendu nos activités en Iran.

    Aujourd’hui, nous intervenons en partenariat avec la Société du Croissant-Rouge de la République islamique d’Iran et d’autres organisations iraniennes dans des domaines tels que les services de santé, la réadaptation physique, la recherche des personnes portées disparues et le rétablissement des liens familiaux. Nous poursuivons nos efforts pour atténuer les conséquences humanitaires de la guerre Iran-Irak de 1980–1988 pour ce qui est de la question des personnes disparues, tout en promouvant le droit international humanitaire et les principes humanitaires.

    Nous soutenons également l’accès aux soins de santé et aux services de réadaptation physique pour les migrants afghans et les communautés locales vulnérables en Iran en coopération avec la Société du Croissant-Rouge de la République islamique d’Iran et les organisations non-gouvernementales locales.

    Depuis la récente escalade des hostilités entre Israël, les États-Unis d’Amérique et l’Iran, nous collaborons avec les autorités compétentes et avec notre partenaire, la Société du Croissant-Rouge de la République islamique d’Iran, en vue d’intensifier l’aide humanitaire dispensée pour répondre aux besoins des personnes touchées par le conflit.

  • Le CICR n’est pas en mesure de faciliter l’évacuation de personnes ou de groupes hors d’Iran. Nous n’avons pas la capacité d’aider la population à se déplacer à l’intérieur du pays, à rejoindre la frontière ou à sortir du pays. Nous ne pouvons pas non plus indiquer les zones pouvant être considérées comme sûres.

    Nous comprenons la peur et l’incertitude dans laquelle vous vous trouvez et regrettons de ne pas pouvoir vous apporter une réponse différente.

  • Des services de rétablissement des liens familiaux (RLF) sont fournis dans toutes les provinces de l’Iran par les Services de recherches de la Société du Croissant-Rouge de la République islamique d’Iran, principal fournisseur de services de RLF dans le pays. Le CICR à Téhéran travaille conjointement avec la Société du Croissant-Rouge de la République islamique d’Iran et apporte son appui technique pour le traitement des cas de RLF.

    Depuis l’Iran, vous pouvez contacter la Société du Croissant-Rouge de la République islamique d’Iran :

    par téléphone :

    +98-21-85632447

    +98-21-85632442

    +98-21-85632431

    +98-21-85632432

    par fax :

    +98-21-88201052

    par courriel : int_tracingrfl@rcs.ir

    ou en vous rendant à la section la plus proche de la Société du Croissant-Rouge de la République islamique d’Iran.

    L’adresse du bureau de Téhéran est la suivante :
    Iranian Red Crescent Society
    Under Secretary General (USG)
    International Affairs & IHL
    No. 2654 Valiasr Ave.
    Building of Peace, Tehran, Iran

    Si vous avez perdu le contact en raison d’un manque de connectivité, nous vous recommandons d’attendre quelques jours et de vous adresser à la Société du Croissant-Rouge de la République islamique d’Iran si vous êtes toujours sans nouvelle d’un proche une fois les télécommunications rétablies.

    Depuis l’étranger, veuillez contacter le bureau de la Croix-Rouge ou du Croissant-Rouge le plus proche du pays dans lequel vous vivez actuellement. Vous trouverez d’autres coordonnées utiles dans le présent répertoire.

    Nous comprenons la détresse dans laquelle la disparition d’un proche vous plonge vous et votre famille et nous espérons que cette situation douloureuse et éprouvante sera bientôt résolue.

  • Notre partenaire, la Société du Croissant-Rouge de la République islamique d’Iran, fait face aux besoins humanitaires immédiats des personnes touchées par le conflit. Nous continuons de coordonner étroitement nos activités avec elle pour soutenir son action humanitaire.

  • Nous avons établi un partenariat de longue date avec la Société du Croissant-Rouge de la République islamique d’Iran, qui remonte aux premières interventions du CICR dans le pays.

    Malgré les problèmes de sûreté et de sécurité, le personnel et les volontaires de la Société du Croissant-Rouge de la République islamique d’Iran continuent de fournir des services humanitaires essentiels et de faire tout leur possible pour porter secours aux civils dans un environnement sécuritaire très instable, en dépit des risques considérables pour leur personne.

    Depuis de nombreuses années, le CICR apporte un soutien technique et matériel à la Société du Croissant-Rouge de la République islamique d’Iran en vue de renforcer sa capacité d’intervention humanitaire.

    Le CICR collabore également avec deux organisations non-gouvernementales locales pour offrir divers services de santé et de réadaptation physique aux migrants afghans vulnérables et aux communautés locales des provinces de Khorasan Razavi et du Sistan-Baloutchistan.

  • À l’heure actuelle, le CICR ne mène pas d’activité humanitaire dans les prisons ou autres lieux de détention en Iran. Il n’a pas non plus la possibilité de confirmer directement la détention ou de transmettre des nouvelles aux familles.

  • Oui. Nous dénonçons activement les conséquences humanitaires des conflits armés. Nos principes de neutralité et d’impartialité ne sont pas toujours compris – en particulier dans les situations où les émotions sont exacerbées – mais ils sont le fondement de notre action et ne nous obligent pas à garder le silence. Ils sont indispensables car ils nous permettent d’instaurer la confiance avec toutes les parties, d’atteindre les personnes qui ont besoin d’aide là où nous intervenons et d’opérer dans des environnements complexes, pour faire en sorte que nos services humanitaires parviennent à ceux qui en ont le plus besoin. Nous devons absolument faire preuve de neutralité et d’impartialité pour être en mesure d’agir et ce, quel que soit le contexte.

    Nous poursuivons nos efforts pour informer le public et nos interlocuteurs, y compris les parties au conflit, de ce que le CICR peut et ne peut pas faire conformément à son mandat et à ses principes.

  • Le CICR n’est pas une organisation politique et n’a pas le pouvoir de mettre fin aux guerres. Notre rôle est d’aider les personnes touchées par les conflits et de rappeler à toutes les parties qu’elles doivent respecter les règles de la guerre et protéger les civils.  

  • Non. Nous intervenons indépendamment de toute appartenance religieuse. Nous sommes une organisation humanitaire neutre, impartiale et indépendante et appliquons le principe d’impartialité en matière de nationalité, de race, de genre, de croyances religieuses, de classe et d’opinions politiques.

    Au titre du droit international humanitaire, toutes les personnes aux prises avec la guerre, quelle que soit leur confession, doivent être protégées.

  • Notre mode d’action privilégié est le dialogue bilatéral et confidentiel avec les parties au conflit armé. Cette approche fondée sur la confidentialité nous permet d’échanger librement et en toute franchise avec les belligérants et de tenter d’influencer leur comportement. Bien que nous évitions les déclarations publiques virulentes, cela ne nous empêche pas d’avoir des conversations fermes avec les belligérants sur le respect des règles de la guerre, surtout lorsque nous suspectons une possible violation de ces règles.

    Sans les relations que la confidentialité nous permet d’établir, nous ne pourrions pas trouver de solution ni mener à bien notre action. En privilégiant le dialogue confidentiel, nous évitons aussi le risque de politisation des questions humanitaires lié au débat public, et d’être confrontés à des enjeux politiques auxquels notre neutralité nous interdit de prend part.

    Il arrive au CICR de s’exprimer publiquement, mais nous nous abstenons de condamner unilatéralement et nommément telle ou telle partie à un conflit. Cela nous vaut parfois des critiques, mais l’essentiel pour nous est de ne pas nuire, par des déclarations publiques, à la réalisation de notre objectif final, qui est d’apporter une aide humanitaire aux communautés qui en ont besoin.

    Le CICR ne recourt à la dénonciation publique qu’à titre exceptionnel et uniquement lorsqu’il a épuisé tous les autres moyens raisonnables de convaincre les parties de respecter le droit international humanitaire sans avoir obtenu les résultats souhaités. Nous ne prenons jamais une telle décision à la légère car il existe un risque que notre capacité à mener à bien notre action humanitaire s’en trouve diminuée.

  • En ratifiant les Conventions de Genève, les États se sont engagés à respecter le droit international humanitaire. Ils doivent notamment enquêter sur les crimes de guerre qui auraient été commis par leurs forces armées ou sur leur territoire. Ils se sont également engagés, le cas échéant, à poursuivre les suspects. Le CICR applique de longue date une pratique de non-intervention dans les procédures judiciaires.

    Les informations que nous recueillons ne sont pas et ne seront jamais transmises à qui que ce soit d’autre, y compris la Cour pénale internationale (CPI). Celle-ci a reconnu dans son Règlement de procédure que le CICR jouit d’un privilège de confidentialité et que les membres de son personnel ne peuvent pas être cités comme témoins dans les procédures de la Cour.

    Pour autant, confidentialité ne rime pas avec complicité. Nous abordons les problèmes existants directement avec les parties au conflit, et non dans l’espace public.

  • Nous prenons toute allégation de violation des lois de la guerre très au sérieux et, lorsque nous constatons un comportement dont nous pensons qu’il pourrait constituer une violation du droit international humanitaire, nous nous efforçons de vérifier les faits en procédant à notre propre évaluation de la situation, conformément à nos modalités de travail. Une fois nos propres observations réalisées, nous les intégrons dans notre dialogue confidentiel et bilatéral avec les belligérants, dans le but d’influencer leur comportement en matière de respect du droit international humanitaire et de faire en sorte de prévenir toute violation future.

Nous nous engageons à vous traiter avec respect et dignité.

Il est interdit aux employés du CICR et à nos partenaires de demander de l’argent ou tout type de faveur en échange de l’aide fournie. Nous encourageons toute personne à signaler de bonne foi toute suspicion de fraude, de corruption, d’exploitation ou d’abus sexuels, de harcèlement sexuel ainsi que tout acte ou comportement potentiellement répréhensible.
Quiconque travaille avec le CICR (notre personnel, nos partenaires et nos fournisseurs) doit toujours vous traiter avec respect et dignité.

Vous avez le droit de signaler tout comportement inapproprié ou actes illégaux de la part du CICR. Pour ce faire, vous pouvez nous envoyer un courrier électronique à l’adresse code_of_conduct@icrc.org. Vous pouvez aussi le signaler directement sur l’Integrity Line (disponible en anglais, français et espagnol).

Les informations que vous fournirez resteront confidentielles.

La règle d’or est la suivante : toujours vérifier avant de diffuser.

Si vous tombez sur un contenu en ligne que vous pensez erroné ou trompeur, vous pouvez le signaler directement au réseau social en question.

Vous pouvez également contribuer à ralentir la propagation de fausses informations en vérifiant la véracité des contenus avant de les partager avec d’autres.