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Mines terrestres antipersonnel : première conférence régionale en Asie centrale

18-06-1997 Communiqué de presse 97/23

Le gouvernement du Turkménistan a accueilli à Achgabat, du 10 au 12 juin, la première conférence qui ait jamais été tenue en Asie centrale sur les moyens de parvenir à une interdiction complète des mines antipersonnel. Dans son discours d'ouverture, le ministre turkmène des Affaires étrangères, Boris Shikhmyradov, a déclaré le soutien très ferme de son pays au processus d'Ottawa qui devrait aboutir, avant la fin de l'année, à un traité prohibant les mines antipersonnel.

La conférence rassemblait des représentants des cinq États d'Asie centrale (Kazakhstan, Kirghizistan, Ouzbékistan, Tadjikistan et Turkménistan), de l'Afghanistan, de l'Inde, de l'Iran, du Pakistan, de la Fédération de Russie et de la Turquie. Il s'agissait d'examiner la charge, en termes humains et sociaux, que les mines terrestres font peser sur la région, de discuter des efforts déployés à l'échelon international pour aboutir à une interdiction complète, et d'envisager des moyens d'accroître les actions de déminage et l'assistance aux victimes. Un expert de la délégation du CICR à Tachkent participait aux débats et a présenté à l'assemblée un exposé sur le droit international humanitaire, ainsi que sur le traitement et la réadaptation des victimes de mines.