Page archivée: peut contenir des informations obsolètes

Pérou : position du CICR par rapport à la commission ad hoc

24-03-1997 Communiqué de presse 97/07

Genève (CICR) - Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a pris note de la création d'une commission ad hoc chargée d'évaluer les conditions dans les prisons péruviennes. Il a le ferme espoir qu'il s'agit là d'un pas positif, non seulement vers la résolution de la prise d'otages dans la résidence de l'ambassadeur du Japon à Lima, mais aussi vers une reprise rapide des visites du CICR dans les établissements pénitentiaires péruviens.

Ces visites ont été suspendues par les autorités péruviennes depuis le début de la crise des otages, le 17 décembre 1996. Malgré diverses interventions, le CICR n'a pas encore reçu, à ce jour, l'autorisation de reprendre cette activité.

Par ailleurs, en dépit de sa connaissance de la situation carcérale au Pérou, le CICR n'est pas en mesure de participer aux travaux de la commission ad hoc susmentionnée. En effet, quel que soit le pays où ses délégués sont à l'oeuvre, le CICR s'en tient à certaines modalités de travail. Il s'agit notamment de l'accès à tous les détenus sans discrimination, de la possibilité de s'entretenir sans témoin avec les détenus et de la garantie des autorités concernées que les visites pourront être répétées. Le strict respect de ces modalités est le garant de la crédibilité du travail du CICR. Celui-ci ne saurait y déroger en aucun cas. 

Le CICR est présent sur une base permanente au Pérou depuis 1984. Il a pour principales activités d'intervenir en faveur de la population civile victime de la violence armée et de visiter les personnes détenues pou r raisons de sécurité.

Au 17 décembre 1996, le CICR visitait 4 247 détenus au Pérou, dans le but d'évaluer leurs conditions de détention. Sur la base de ses observations, le CICR transmettait aux autorités péruviennes des rapports confidentiels relevant les points nécessitant amélioration au regard des dispositions applicables du droit international humanitaire.

Au 31 décembre 1996, le CICR visitait près de 140 000 détenus dans plus de 60 pays.