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Indonésie : la Croix-Rouge vient en aide aux Madurais déplacés à l'intérieur de leur pays

08-03-2001 Communiqué de presse 01/09

Les violences qui éclatèrent il y a deux semaines dans la province du Kalimantan central, sur l'île de Bornéo, entre les Dayaks autochtones et les Madurais établis dans cette région ont perdu de leur intensité. Le camp pour les déplacés madurais installé dans la ville de Sampit est maintenant vide, la dernière évacuation ayant été effectuée à bord de deux navires fournis par les autorités indonésiennes. Pendant l'évacuation, la Croix-Rouge indonésienne et le CICR ont distribué des bouteilles d'eau potable à toutes les personnes qui faisaient le voyage (24 heures) de Sampit à Java-Est.

Avec le départ du dernier groupe de déplacés de l'île de Bornéo, la phase d'urgence dans le Kalimantan central tire à sa fin. Mais à quelque 800 km, de l'autre côté de la mer de Java, la moitié seulement des personnes évacuées arrivant à Surabaya sont accueillies par des membres de leur famille. Celles que personne ne vient chercher sont conduites dans des centres de transit où les attendent des vivres et des colis familiaux fournis par la Croix-Rouge. En l'espace de quelques heures, le transport jusqu'à leur destination finale sur l'île de Madura est assuré.

Pourtant, une fois arrivés, beaucoup de déplacés madurais doivent se loger dans des familles d'accueil, ce qui peut rapidement devenir une charge pour la population locale. La situation est particulièrement difficile pour les villageois qui, il y a deux ans, virent arriver de nombreuses familles déplacées après qu'un conflit ethnique eut éclaté à Sambas (Kalimantan occidental) et qui n'ont maintenant que peu de ressources pour faire face à ce nouvel afflux. Une équipe de la Croix-Rouge évalue actuellement la s ituation sur l'île pour voir ce qui peut être fait pour les nouveaux arrivants.

Dans le camp de Sampit, les autorités locales, avec le soutien du CICR, avaient construit 20 latrines, huit puits et quatre douches pour assurer un minimum d'hygiène dans cet endroit surpeuplé. Une assistance médicale était fournie par la Croix-Rouge indonésienne, qui avait ouvert deux dispensaires de consultation externe dans le camp, aussi avec le concours du CICR. Dans les dispensaires, ouverts 12 heures par jour, travaillaient quatre médecins et quatre infirmiers ; les consultations et les médicaments étaient gratuits. Afin de prévenir la propagation de maladies, la Société nationale avait aussi distribué 20 000 savons et organisé l'enlèvement des ordures par des volontaires qui vivaient dans le camp.