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Angola : forte augmentation des activités de recherches

13-12-2002 Communiqué de presse 02/50

Suite à l’accord de cessez-le-feu signé par les parties au conflit en Angola le 4 avril dernier, le CICR a enregistré une augmentation substantielle de ses activités de recherches. Ainsi, durant les dix premiers mois de l’année, plus de 30 500 messages Croix-Rouge ont été récoltés et plus de 29 500 distribués dans l’ensemble du pays, y compris dans certaines zones auparavant inaccessibles. Afin de mieux répondre à la demande croissante, la Croix-Rouge angolaise a ouvert 118 nouveaux bureaux annexes et d’autres vont suivre.

À ce jour, plus de 3 100 familles ont demandé au CICR de les aider à retrouver leurs proches disparus, et 960 mineurs non accompagnés ont été enregistrés par l’institution. À l’aide d’un nouveau logiciel et de la photographie numérique, les délégués du CICR s’efforcent de réunir les enfants avec leurs familles.À la fin octobre, 175 enfants avaient déjà retrouvé leurs parents.

Ces activités sont menées en étroite coopération avec la Croix-Rouge angolaise. Dix-huit coordonnateurs des recherches au niveau provincial ont été invités à participer à un séminaire de deux jours donné par le CICR les 5 et 6 décembre dans le centre de formation de la Société nationale situé à Viana, dans la périphérie de Luanda, la capitale. Bien qu’il soit difficile de se rendre à Luanda depuis certaines provinces, tous les coordonnateurs sauf un ont suivi ce séminaire, le deuxième du genre dans le pays. Le premier avait eu lieu en 1996, mais seul un nombre limité de personnes avaient pu y participer en raison des hostilités. Des séminaires complémentaires sont prévus pour l’année prochaine afin de renforcer les connaissances acquises.

Lors d’un discours prononcé le 10 décembre à l’Assemblée nationale d’Angola à l’occasion du 54e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme, le chef de la délégation du CICR à Luanda, Alain Kolly, a mis en évidence deux priorités des organisations humanitaires travaillant dans le pays: les activités de recherches et le problème des mines. En effet, durant la saison des pluies notamment, de nombreuses mines enfouies refont surface, faisant de nombreuses victimes parmi la population civile et le personnel humanitaire.

Par ailleurs, M. Kolly s’est félicité de la ratification par l’Angola en début d’année du traité d’Ottawa interdisant les mines terrestres. Il a également encouragé les parlementaires à promouvoir l’adhésion du pays à d’autres traités de droit humanitaire, en particulier le Protocole II additionnel aux Conventions de Genève de 1949. L’Angola a adhéré aux Conventions de Genève et à leur Protocole additionnel I en 1984. Les deux Protocoles, adoptés en 1977, ont trait à la protection des civils lors de conflits armés.

  Informations complémentaires: Caspar Landolt, CICR Luanda, tél.: ++2442 264 454