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Cinquante ans après l'accord de cessez-le-feu, des familles coréennes sont toujours séparées

25-07-2003 Communiqué de presse 03/55

Genève (CICR) – Pour marquer le 50e anniversaire prochain de l'accord de cessez-le-feu, le vice-président du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a reçu hier des représentants de la République populaire démocratique de Corée et de la République de Corée et s'est dit profondément préoccupé par le sort des familles encore séparées en raison de la guerre de Corée.

Aux termes des Conventions de Genève, les belligérants doivent assurer la protection de la population civile et faire tout ce qui est en leur pouvoir pour que les membres de familles dispersées par un conflit soient réunis le plus vite possible. Pourtant, on estime aujourd'hui que des centaines de milliers de personnes, en Corée du Nord et du Sud, sont toujours séparées de leurs proches.

Au cours des dernières décennies, le CICR a rappelé à maintes reprises aux autorités concernées leurs obligations envers ces familles et a offert ses services. Jusqu'à un passé récent, toutefois, seuls quelques rares messages Croix-Rouge avaient franchi la frontière.

Aussi bien à Séoul qu'à Pyongyang, on reconnaît la gravité du problème. La situation des personnes âgées, notamment, constitue une préoccupation urgente. Le CICR se félicite du travail accompli à ce jour par les Sociétés de la Croix-Rouge de la République populaire démocratique de Corée et de la République de Corée, qui se sont rencontrées fréquemment pour mettre à jour la liste des personnes concernées. Grâce à ces efforts, et au titre d'un accord conclu entre les deux gouvernements, plus de 6 000 personnes ont revu des proches depuis l'été 2000 dans le cadre d'une série de sept visites familiales collectives, dont les premières ont eu lieu simultanément à Pyongyang et Séoul et les plus récentes au mont Kumgang. Une fois les visites terminées, cependant, les familles sont de nouveau séparées et ne peuvent pas rester en contact.

Le CICR saisit l'occasion qui lui est donnée pour mettre l'accent sur les conséquences tragiques de cette situation qui perdure. Il appelle les autorités nord- et sud- coréennes à faciliter le travail des Sociétés nationales de leurs pays respectifs en vue d'augmenter de façon importante la fréquence de ces visites familiales. Il insiste en outre sur la nécessité de prendre des mesures pour faire en sorte que tous ceux qui bénéficient des programmes de visites familiales puissent rester en contact avec leurs proches après les visites.

  Informations complémentaires :  

  Eros Bosisio, CICR Genève, tél. ++41 22 730 21 01  

  Jean-Marc Bornet, CICR Bangkok, tél. ++662 251 52 45