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Irak : l'insécurité oblige le CICR à réduire ses activités

28-08-2003

L'insécurité qui règne actuellement dans certaines régions d'Irak, en particulier à Bagdad et dans les environs, a obligé le CICR à réduire le nombre de ses collaborateurs expatriés dans la capitale irakienne.

Compte tenu de l'insécurité qui règne actuellement dans certaines régions d'Irak, en particulier à Bagdad et dans les alentours, le CICR a de plus en plus de difficultés à mener ses activités d'assistance et de protection en faveur des victimes du conflit.

Les attaques récentes telles que l'assassinat d'un employé du CICR le 22 juillet et les attentats à la bombe perpétrés contre l'ambassade de Jordanie et le quartier général des Nations Unies démontrent que la capitale irakienne est pour le moment un endroit très dangereux. Cela est particulièrement vrai pour les Bagdadis, qui subissent les conséquences des attaques criminelles commises chaque jour à l'encontre de personnes privées et d'infrastructures publiques.

L'insécurité a également des effets sur l'action des organisations humanitaires qui tentent de venir en aide à la population. En raison de l'aggravation de la situation, le CICR a décidé de réduire le nombre de ses collaborateurs expatriés à Bagdad.

« C'est une décision extrêmement difficile à prendre », a déclaré le délégué général du CICR pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord, Balthasar Staehelin. « Nous regrettons que les circonstances présentes nous obligent à réduire nos activités à un moment où de nombreux Irakiens ont besoin de notre aide. Cependant, vu la détérioration de la situation, nous n'avons guère le choix. »

    Visites aux prisonniers de guerre  

     

Ces derniers jours, un certain nombre d'expatriés du CICR ont quitté Bagdad pour être redéployés ailleurs en Irak ou hors du pays. Toutefois, une équipe réduite reste dans la capitale.

Le CICR se limitera pour l’heure à ses activités essentielles de protection, comme les visites de lieux de détention afin d'y suivre la situation des prisonniers de guerre et des internés civils. Son personnel procédera aussi en permanence à l’évaluation de la situation en matière de sécurité.

Selon Balthasar Staehelin, « le CICR demeure résolu à travailler en Irak. Nous sommes présents dans ce pays depuis 1980 sans interruption – nous y étions notamment durant la phase la plus aiguë des hostilités en mars et en avril derniers. Depuis le début, nos activités témoignent clairement notre indépendance et notre neutralité : nous ne nous sommes alliés à aucune des parties aux différents conflits qui ont éclaté en Irak. Nous espérons que la situation en matière de sécurité s'améliorera le plus rapidement possible, ce qui nous permettra de reprendre l'intégralité de nos activités. »