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Un chef africainséropositif en lutte contre le sida - Swaziland

09-10-2003 Éclairage

Le chef Delezi Masilela a brisé un tabou. Il a pris la parole pour dire qu’il était séropositif. Cela a jeté un froid à Evusweni, village du centre du Swaziland, et sa famille lui a conseillé de se taire. Il leur faisait honte, ont-ils dit. Le chef traditionnel, qui souffre déjà de tuberculose, s’y attendait. Alors que son pays est le deuxième au monde en nombre de personnes atteintes du VIH/sida, la honte qui entoure la maladie fait que personne n’en parle.

 

   
 
 

« Il fallait que je le dise, déclare-t-il. Je vois de plus en plus de gens mourir, de plus en plus de gens tomber malades et ne plus pouvoir travailler leur terre. C’est une cause de grand désespoir et de pauvreté. Mais personne ne veut parler de ce qui les ronge.»

« Il faut regarder la vérité en face et faire en sorte que la communauté se mette à réfléchir à la façon de lutter contre le sida. Je suis moi-même infecté ainsi que nombre de mes voisins. Je ne pouvais pas me taire plus longtemps. »
« Si les gens continuent à se taire et ne veulent pas regarder la vérité en face, cette communauté est condamnée. Si rien ne change, elle va tout simplement disparaître », dit-il.

 
   
   
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