Page archivée: peut contenir des informations obsolètes

Mexique : les militaires appliquent le droit international humanitaire lors d’exercices de combat

13-12-2005 Éclairage

Afin de s’assurer que les forces armées aient un comportement conforme au droit international humanitaire lors des combats, l’armée mexicaine a conçu un circuit d’entraînement qui prévoit des incidents au cours desquels les combattants doivent respecter les normes du droit de la guerre.

Ce circuit, créé pour être utilisé lors d’un entraînement au combat, reproduit de manière réaliste des situations dans lesquelles un bataillon peut se retrouver lors d’une bataille, par exemple, face à des installations signalées par les emblèmes protecteurs prévus dans le droit international humanitaire ou à des personnes et des biens civils.

L’exercice comporte trois parties : une partie théorique, une démonstration et un exercice pratique.

La partie théorique consiste en un cours sur les principes essentiels du droit humanitaire destiné aux soldats. Puis ceux-ci assistent à la présentation d’une vidéo réalisée par les forces armées britanniques et montrant la prise d’un village. Après cette projection, l’instructeur et ses élèves analysent ce qu’ils ont observé à propos du traitement réservé aux blessés, aux prisonniers de guerre et aux personnes civiles, ils discutent des cas de perfidie et de l’usage de stratagèmes et évaluent le respect manifesté envers les biens culturels et autres biens protégés.

Dans la démonstration, les soldats parcourent une installation qui reproduit un petit village dans lequel ont été installés dix « postes ». À chaque poste, les soldats assistent à une mise en scène des sujets abordés dans la partie théorique. Ils voient des exemples qui leur permettent de reconnaître les combattants et les non-combattants, les personnes civiles, le personnel sanitaire et religieux, on leur montre les emblèmes qu’ils doivent respecter et ils assistent à une démonstration sur la façon de traiter les prisonniers de guerre.

Enfin, dans la partie pratique, ils effectuent un exercice de combat. On forme un bataillon, appelé « Azt èques », qui reçoit l’ordre de récupérer une position qui a été prise par les « Forces bleues », un groupe de soldats créé pour l’exercice qui joue le rôle de l’ « ennemi » et dont la tâche consiste à mettre le bataillon « Aztèques » dans des situations tactiques qu’il devra régler en respectant le droit humanitaire.

Le bataillon « Aztèques » dispose de dix heures pour reconquérir son objectif et repousser les « Forces bleues ».

L’exercice commence par la planification de l’opération, et pour ce faire, le commandant réunit les chefs et les officiers des services sanitaires, de l’administration, et les responsables des transports et du matériel de guerre. De cette manière, les officiers s’exercent au processus de prise de décision, dont les différentes étapes sont clairement définies dans les manuels de procédure. On vérifie notamment la capacité opérationnelle de la troupe et on contrôle que tout le personnel ait sa plaque d’identité et son petit dossier sur le droit international humanitaire et les droits de l’homme. On constitue également une unité de police militaire qui se chargera des prisonniers de guerre qui pourraient éventuellement être capturés.

Enfin, l’ordre général des opérations est dicté et on ordonne le lancement des opérations militaires.

Au cours de l’exécution des ordres reçus, le bataillon « Aztèques » doit régler les situations créées par la résistance du bataillon « Forces bleues » en ayant recours aux connaissances acquises durant les parties théorique et pratique de la formation.

  Le rôle du CICR  

Le CICR appuie la réalisation de ce type d’exercices en chargeant ses experts de rédiger les matières théoriques. Ces activités font partie des efforts de prévention du CICR puisqu’elles contribuent à ce que les forces armées soient en mesure de respecter le dr oit international humanitaire durant les combats.

  Des photos et plus de détails sur notre site en espagnol