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Appel à combattre la prolifération des armes en Afrique de l’Ouest

07-11-2008 Communiqué de presse 08/202

ABUJA (CICR) — Les experts gouvernementaux responsables de l’application des traités internationaux au sein de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont appelé les États membres qui ne l’ont pas encore fait à ratifier la Convention de la CEDEAO sur les armes légères et de petit calibre, leurs munitions et autres matériels connexes, et à coopérer plus étroitement avec la société civile afin d’assurer la pleine mise en œuvre de ce traité.

Telle est l’une des principales recommandations issues du septième séminaire sur la mise en œuvre des traités de droit international humanitaire en Afrique de l’Ouest, organisé conjointement par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et la CEDEAO, qui a réuni 35 experts à Abuja du 27 au 29 octobre.

Le dernier jour de la réunion, les ambassadeurs des 15 États membres de la CEDEAO, ainsi que les représentants de pays donateurs importants — la Belgique, le Canada, les États-Unis, la France, l’Irlande, la Norvège, le Royaume-Uni, la Suède et la Suisse — se sont joints aux participants pour débattre de la prolifération des armes dans la région, ainsi que de la nouvelle convention interdisant les armes à sous-munitions, qui sera ouverte à la signature le 3 décembre à Oslo.

En 1998, les chefs d’État de la CEDEAO avaient pris la première initiative de ce type, en annonçant à Bamako un moratoire sur les armes légères et de petit calibre. Toutefois, comme l’explique Cyriaque Agnekethom, chef de l’Unité armes légères de la CEDEAO, ces déclarations politiques n’ont guère été suivies d’effet, car les États membres ne se considéraient pas liés par elles. «Aucune structure n’était en place pour y donner suite, et leurs dispositions n’étaient pas assez strictes», ajoute-t-il.

L’absence de mesures de mise en œuvre a finalement conduit à transformer le moratoire de la CEDEAO en un texte juridiquement contraignant, la Convention sur les armes légères et de petit calibre, leurs munitions et autres matériels connexes, signée en juin 2006 par les chefs d’État de tous les pays membres de l’organisation.

«La réunion d’Abuja va susciter un élan qui pourrait encourager deux États supplémentaires à ratifier l a Convention, permettant ainsi son entrée en vigueur», explique Jacques Villettaz, le chef de la délégation du CICR au Nigéria. «Nous espérons que ce sera chose faite avant la fin de l’année.»

Après la présentation par le CICR d’un exposé sur les armes à sous-munitions et leurs effets dévastateurs sur les populations civiles, les participants ont aussi prié les États membres d’envoyer des délégations de haut rang à la cérémonie de signature de la Convention sur les armes à sous-munitions à Oslo.

  Informations complémentaires :  

  Anahita Kar, CICR Abuja, tél. : +234 9 4619613 ou +234 703 595 4168  

  Blessing Ejiofor, CICR Abuja, tél. : +234 803 3335280