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Pakistan : la population continue de subir les conséquences de l’insécurité persistante

20-01-2011 Communiqué de presse 11/09

Genève / Islamabad (CICR) – La précarité des conditions de sécurité continue de perturber le quotidien de la plupart des Pakistanais et d’entraver les activités humanitaires. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et le Croissant-Rouge du Pakistan poursuivent leurs efforts en vue de venir en aide aux habitants dont la vie s'est vue bouleversée dans le pays tout entier.

Les personnes déplacées par les combats dans le Khyber Pakhtunkhwa (ancienne province de la Frontière du Nord-Ouest) et dans les zones tribales sous administration fédérale, y compris les déplacés qui ont commencé à regagner leurs foyers dans l’agence d’Orakzai et au Sud-Waziristan, ont toujours besoin d’assistance.

En plus de venir en aide aux victimes des inondations, le CICR a distribué, ces dix derniers mois, plus de deux millions de rations alimentaires pour un mois aux personnes déplacées par les combats, sans compter les nombreuses autres activités humanitaires qu’il a déployées sans relâche en leur faveur. « Nous ne nous sommes pas contentés de fournir une assistance alimentaire », explique Pascal Cuttat, chef de la délégation du CICR à Islamabad. « L'hôpital chirurgical que le CICR gère à Peshawar pour les patients blessés par arme a fonctionné pratiquement au maximum de ses capacités plusieurs mois durant. En 2010, il a admis plus d’un millier de patients et réalisé plus de 3 800 interventions chirurgicales. » De nombreuses personnes souffrant de graves blessures dues à des armes sont orientées vers cet établissement, qui compte parmi son personnel des chirurgiens pakistanais et expatriés hautement expérimentés.

Des ingénieurs hydrauliciens à l’œuvre à Bekhane, un village isolé du district de Buner (nord-ouest du pays), ont entrepris de remettre en état une centrale hydro-électrique, unique installation de production d'énergie de la région. Dans d’autres districts, des ingénieurs du CICR réparent des systèmes de purification et de stockage de l’eau dont plus de 30 000 personnes dépendent pour leur approvisionnement en eau potable. L’institution ravitaille en outre en eau potable un camp pour personnes déplacées situé dans une région reculée de l’Upper Dir. « Le CICR reste déterminé à agir de manière transparente de façon à ce qu’on continue à lui garantir l’accès requis pour porter secours à toutes les victimes de la violence armée qui en ont besoin », précise M. Cuttat.

Près de six mois après les inondations catastrophiques causées par les pluies de la mousson dans une grande partie du pays, les habitants tentent aujourd’hui de reconstruire leur vie brisée. Dans certaines régions de la province du Sindh, les progrès sont souvent très lents. Des dizaines de milliers d'habitants du nord de la province vivent dans des conditions déplorables sur des terrains détrempés, où les eaux stagnantes qui recouvrent toujours les champs constituent une grave menace sanitaire et rendent l’agriculture de subsistance impossible. Des collaborateurs du bureau du CICR de Jacobabad ont distribué, en coopération avec le Croissant-Rouge du Pakistan, des rations alimentaires pour un mois à près de 280 000 habitants de la province, où l'institution poursuivra ses activités d'assistance jusqu'à nouvel avis.

Fin décembre 2010, le CICR avait fourni des rations alimentaires pour un mois, ainsi que des articles d’hygiène, des ustensiles ménagers et du matériel pour la construction d’abris pour près de 2,3 millions de personnes touchées par les combats ou les inondations dans tout le pays. En outre, il avait apporté une assistance directe à 250 000 autres personnes dans le Khyber Pakhtunkhwa et au Baloutchistan, leur permettant notamment de semer des céréales d’hiver. Le fin manteau vert de cette variété précoce de blé qui recouvre désormais une grande partie des terres agricoles du Khyber Pakhtunkhwa laisse espérer qu’on s’achemine finalement vers des temps meilleurs. 

  Informations complémentaires :  

  Michael O'Brien, CICR Islamabad, tél. : +92 300 850 8138  

  Sitara Jabeen, CICR Peshawar, tél. : +92 300 850 56 93  

  Christian Cardon, CICR Genève, tél. : +41 22 730 24 26 ou +41 79 251 93 02