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Angola : activités du CICR entre janvier et juin 2007

07-08-2007 Point sur les activités

Cinq ans après la fin d’une guerre civile de 27 ans, l’Angola ressent encore les conséquences politiques, sociales et économiques du conflit. Le CICR maintient sa présence en Angola, où il apporte un soutien constant au processus de transition du pays vers la stabilité.

En Angola, avec prés de 170 collaborateurs, le CICR s’emploie avant tout à rétablir les liens familiaux entre proches séparés par le conflit, à offrir des services orthopédiques aux victimes de mines terrestres ou de munitions non explosées, à sensibiliser le public aux dangers que de tels engins continuent à faire peser sur la population, à faire mieux respecter le droit international humanitaire, et à renforcer les capacités de la Croix-Rouge angolaise.

 
Rétablissement des liens familiaux 
 

Rétablir le contact entre membres de familles dispersées par des années de conflit a été au centre des activités que le CICR a déployées en Angola ces cinq dernières années. À cette fin, il travaille en étroite coopération avec des volontaires de la Croix-Rouge angolaise.

La catégorie de personnes la plus vulnérable est celle des enfants non accompagnés, qui doivent être protégés de toute forme d’abus et, si possible, réunis avec leurs parents.

Depuis 2002, le CICR a enregistré plus de 2 100 enfants non accompagnés.

L’institution continue d’apporter son soutien aux centres et aux orphelinats qui prennent en charge des enfants non accompagnés. Le programme de recherches lancé dans tout le pays en juillet 2006, et destiné à identifier ces enfants grâce à la diffusion de photos, a toujours cours. Il constitue un moyen efficace pour retrouver des personnes, en particulier dans des régions reculées.

Des magazines comme la Gazeta et la Gazetinha, édités respectivement par le CICR et la Croix-Rouge angolaise, et dans lesquels sont publiées des listes comportant les noms de plus de 18 000 personnes recherchées par ou à la recherche de membres de leur famille, sont toujours largement consultés. Ces mêmes noms sont également publiés sur le site Web du CICR (www.familylinks.icrc.org).

De janvier à juin 2007, le CICR et la Croix-Rouge angolaise ont réuni 33 enfants avec leur famille, en plus de 11 autres personnes vulnérables (des veuves et des personnes âgées pour la plupart). En outre, 38 nouveaux enfants non accompagnés ont été enregistrés.

Fin juin 2007, 23 310 personnes (enfants et adultes) étaient toujours recherchées par leurs proches, tandis que 206 mineurs et 21autres personnes vulnérables continuaient à rechercher des membres de leur famille.

En mars, le CICR a lancé une étude approfondie sur la question des personnes séparées par le conflit en Angola ; ses résultats conditionneront les activités de recherches à venir.

Enfin, les messages Croix-Rouge restent un moyen très utilisé en Angola pour rétablir et maintenir les liens familiaux. Entre janvier et mai, quelque 7 600 messages ont ainsi été échangés.

 
Visites des lieux de détention 
 

Bien que les rares personnes détenues que visitait encore le CICR conformément à son mandat aient été libérées à l’armistice, en décembre 2006, les visites de lieux de détention se poursuivent pour enregistrer d’éventuels nouveaux cas.

En avril, le CICR a remis aux autorités un document de travail comportant des recommandations visant à améliorer les conditions de détention.

On compt e officiellement près de 105 000 personnes souffrant d’un handicap physique en Angola, dont 70 000 victimes de mines.

 
Réadaptation physique 
   
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Les enfants contribuent à améliorer la sécurité dans leur quartier
Dans certaines régions d’Angola où les risques d’accidents dus aux mines ou à d’autres engins explosifs sont élevés, des enfants ont recours à la peinture murale pour diffuser des messages sur la manière d’éviter les dangers. Tracés avec de la peinture donnée par la Croix-Rouge angolaise, leurs messages s’adressent à des groupes à haut risque, comme les agriculteurs et les chasseurs, les personnes qui vont chercher du bois de feu, ainsi que les enfants, souvent tentés de ramasser des boîtes vides. La Société nationale fournit également de la peinture pour marquer les sentiers de manière à éviter que les gens ne s’aventurent dans des endroits dangereux. 


 

Depuis 1979, le CICR apporte son soutien à trois centre de réadaptation physique du ministère de la Santé installés dans les provinces de Huambo, Bié et Luanda.

Au cours de la période considérée, ces centres ont accueilli plus de 1 800 patients et produit 322 prothèses et 67 orthèses. Ils ont également distribué des fauteuils roulants et des béquilles. Les soins de physiothérapie et l’hébergement y sont gratuits.

En février 2006, un cours de formation à distance a été lancé à l’intention de 39 techniciens orthopédistes. Ce cours de trois ans, organisé en coopération avec l’université Don Bosco à El Salvador, débouche sur un diplôme reconnu internationalement. Le CICR prend en charge les coûts de formation de 7 techniciens. Fin mai 2007, ceux-ci avaient achevé le premier module du cours.

 
Réduction des risques dus aux mines 
 

Le CICR continue de soutenir financièrement et techniquement les activités de formation à la réduction des risques dus aux mines menées par la Croix-Rouge angolaise dans six provinces. Ce programme consiste notamment à échanger des informations avec des groupes de déminage, à diffuser sur les ondes des messages de sensibilisation aux risques liés aux mines, et à aider les communautés à établir une cartographie des zones dangereuses. Des programmes spéciaux sont conçus à l’intention des groupes vulnérables tels que les enfants, les jeunes et les agriculteurs. Des aires de jeu sûres sont également créées pour les enfants à l’écart des zones à risque.

Au cours de la période considérée, l’armée a détruit 32 engins non explosés et déminé un champ de mines dans la province de Benguela, sur la base d’informations reçues de volontaires de la Société nationale ; informations qui ont permis à l’organisation non gouvernementale Halo Trust de détruire à son tour 35 engins non explosés et de déminer un champ de mines dans la province de Kuando Kubango.

 
Promotion du droit international humanitaire (DIH) 
 

Dans le cadre de sa mission humanitaire, le CICR entretient des contacts avec les autorités angolaises, les forces armées, les médias et la société civile. Il continue à faire mieux connaître l’institution et ses activités, en particulier dans la province de Cabinda.

En février, le CICR a organisé un cours de DIH d’une semaine à l’intention de 20 instructeurs de l’Instituto Superior de Educação Militar. Il a en outre fourni de la documentation sur cette branche du droit à l’armée de l’air.

De janvier à mai 2007, des séances de diffusion ont été organisées pour 700 membres des forces armées et de police, ainsi que pour 9 000 chefs politiques, traditionnels et religieux, enseignants et représentants d’organisations non gouvernementales.

Enfin, le CICR continue à aider les autorités angolaises à intégrer le DIH dans la législation nationale.

 
Coopération avec la Croix-Rouge angolaise 
 

En janvier 2007, un nouveau secrétaire général de la Croix-Rouge angolaise a été nommé. Des mesures ont en outre été prises dans le cadre d’un plan de développement national en vue de réformer la Société nationale.