Page archivée: peut contenir des informations obsolètes

Indonésie : activités du CICR de janvier à mai 2005

31-05-2005 Point sur les activités

Le début de l’année 2005 a été dominé, en Indonésie, par les conséquences du tsunami dévastateur du 26 décembre 2004 et l’énorme opération d’assistance internationale qui a été mise en place.

Les trois premiers mois après la catastrophe, un important effectif militaire étranger, des dizaines d’organisations non gouvernementales et de nombreuses Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge étaient sur les lieux et la priorité absolue était d’alléger les souffrances des sinistrés.

     
     
   
    Entre janvier et fin mai 2005, le CICR, en collaboration avec la Croix-Rouge indonésienne a    
  •    
  • fourni à plus de 290 000 victimes du tsunami des articles de ménage essentiels, des vêtements, des rations alimentaires et le matériel nécessaire pour le nettoyage et la reconstruction ;
  •    
  • traité plus de 100 000 patients dans l’hôpital de campagne géré conjointement par le CICR et la PMI à Banda Aceh, jusqu’à la fermeture de cet hôpital en mai ;
  •    
  • assuré des services de rétablissement des liens familiaux qui ont permis à 3 400 personnes de retrouver la trace de proches et de reprendre contact avec eux
  •    
  • visité, dans tout le pays, des lieux de détention relevant soit du ministère de la Justice et des Droits de l’homme, soit de la police nationale ;
  •    
  • repris les visites des lieux de détention de la province d’Aceh dès que la phase de secours d’urgence de l’opération tsunami a été terminée
  •    
         
           
 

Fin avril, le Gouvernement indonésien annonçait la création de l’Agence pour la reconstruction et le relèvement qui superviserait toutes les activités de reconstruction menées dans la zone sinistrée. 

On voyait également, à la même époque, les parties au conflit qui sévissait dans la province de Nanggroe Aceh Darussalam (province d’Aceh ou NAD) s’engager dans des pourparlers de paix après plus de deux ans d’hostilités permanentes.

À l’état d’urgence civil instauré dans cette province succédait un retour à l’ordre civil, et les forces armées indonésiennes annonçaient qu’elles allaient désormais se consacrer beaucoup plus à des travaux de reconstruction et de relèvement.

  Les activités du CICR  

     

Le CICR a poursuivi l’opération de secours d’urgence qu’il avait lancée après le tsunami dans la province d’Aceh, distribuant aux personnes déplacées articles ménagers essentiels, articles d’hygiène, rations alimentaires et vêtements.

Il a en outre entamé un programme de nettoyage de puits et fourni des tonnes de produits chimiques au service officiel des eaux afin que les populations sinistrées puissent être approvisionnées en eau salubre. Un hôpital de campagne de cent lits fourni par la Croix-Rouge de Norvège et géré conjointement par le CICR et la Croix-Rouge indonésienne (Palan g Merah Indonesia, PMI) a dispensé des soins spécialisés à des patients hospitalisés ou ambulatoires jusqu’à sa fermeture en mai. 

Par ailleurs, les personnes qui voulaient savoir ce qu’il était advenu d’êtres chers dont ils étaient sans nouvelles après le tsunami ont pu utiliser, pour essayer de retrouver leur trace, le service de rétablissement des liens familiaux mis en place par le CICR.

La PMI a joué un rôle important dans toutes ces activités.

Le CICR a rouvert son bureau de Lhokseumawe en janvier, utilisant des locaux et des entrepôts qui n’avaient plus servi depuis 2001.

Pour faire face à la phase d’urgence dans la province d’Aceh, le CICR y avait augmenté provisoirement son personnel expatrié, qui était passé de deux personnes à plus de cent. À fin mai, toutefois, il avait déjà réduit cet effectif à une vingtaine de délégués.

La PMI, le CICR et la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ont signé avec l’Agence pour la reconstruction et le relèvement nouvellement créée par le Gouvernement indonésien un protocole d’accord définissant les rôles respectifs des composantes du Mouvement, et précisant notamment que le CICR se concentrait plus particulièrement sur des activités liées au conflit. En outre, le CICR a participé à des réunions de coordination avec d’autres acteurs, surtout dans le domaine des secours.

Tout en poursuivant son action « tsunami », le CICR a effectué des démarches auprès des autorités de la province d’Aceh en vue de pouvoir reprendre ses activités traditionnelles liées au conflit. Six semaines après la catastrophe, ses délégués étaient ainsi en mesure de recommencer à visiter les personnes détenues dans des prisons civiles et des postes de police de cette province. Dans le reste du pays, l’institution avait poursuivi son travail dans le domaine de la détention pendant t oute la période considérée.

Le CICR a par ailleurs continué d’élargir et de renforcer son réseau de contacts dans les milieux politiques et les services de sécurité. Il a en outre pu relancer ses services de diffusion du droit international humanitaire (DIH) destinés à tous les membres des forces armées indonésiennes arrivant dans la province d’Aceh, avant leur déploiement sur le terrain.