Cameroun : des vivres pour les personnes déplacées et les familles d’accueil

17 août 2015
Cameroun : des vivres pour les personnes déplacées et les familles d’accueil
Koza, nord du Cameroun. Une femme, qui vient de recevoir des vivres, lit un dépliant du CICR dans la langue locale. CC BY-NC-ND / CICR / T. Gnonsian

La violence qui frappe la région du lac Tchad en Afrique a forcé des milliers de personnes à fuir. Le CICR et la Croix-Rouge camerounaise ont récemment distribué des vivres et des articles ménagers aux personnes déplacées et aux familles qui les accueillent.

« Nous sommes préoccupés par la situation qui affecte la population de la région, et les familles qui accueillent les personnes déplacées. Cette situation risque encore de s'aggraver avec la détérioration des conditions de sécurité le long de la frontière avec le Nigéria et le Tchad. L'aide humanitaire est vitale », dit Simon Brooks, chef de la délégation du CICR au Cameroun.

Nord du Cameroun. Les personnes font la queue pour présenter leurs cartes d'enregistrement qui attestent leur droit à recevoir des vivres du CICR. CC BY-NC-ND / CICR / T. Gnonsian

À la fin juin, le CICR et la Croix-Rouge camerounaise ont distribué des vivres dans 99 endroits à Mayo Sava et Mayo Tsanaga à 10 400 familles, dont 3 000 d'entre elles ont également reçu des articles essentiels.


Mogodé, nord du Cameroun. Le personnel du CICR et de la Croix-Rouge camerounaise déchargent les colis de nourriture avant de les distribuer. CC BY-NC-ND / CICR / T. Gnonsian

Les distributions d'aide ont commencé début juin avec la distribution de 100 tonnes de semences à 5 000 familles d'accueil. Quelque 250 tonnes d'engrais ont été fournies pour la production d'aliments de base et garantir aux familles les réserves nécessaires pour couvrir les besoins jusqu'à la prochaine saison agricole.


Mogodé, nord du Cameroun. Une femme sourit, alors qu'elle s'éloigne du point de distribution, avec les vivres qu'elle est venue chercher auprès du CICR et de la Croix-Rouge camerounaise. CC BY-NC-ND / CICR / T. Gnonsian

« La population, complètement traumatisée, afflue vers notre région. Certains vivent au Nigéria voisin depuis plusieurs années, hébergés par leurs proches », explique un ancien du village de Mogodé, près de Mokolo, à la frontière avec le Nigéria. « Mais bon nombre, principalement des femmes et des enfants, sont venus ici ne sachant pas où aller. »


Mogodé, nord du Cameroun. Une femme porte sur la tête un sac de nourriture qu'elle vient de recevoir, tandis qu'un volontaire de la Croix-Rouge camerounaise se prépare à aider une autre personne lors d'une distribution de vivres. CC BY-NC-ND / CICR / T. Gnonsian

Les résidents des communautés, où les personnes déplacées ont trouvé refuge, souffrent eux aussi des effets du conflit. Pis encore, ils n'ont presque rien à manger car la récolte de 2014 a été mauvaise.

« Les réserves de nos habitants sont épuisées, mais il est difficile de refuser l'hospitalité à des personnes qui n'ont rien, surtout des femmes et des enfants », explique le chef de groupe à Mora, dans le département du Mayo Sava.