Afin d'assurer le respect du droit international humanitaire (DIH), les États doivent mettre en place des mécanismes permettant de sanctionner les violations de ce droit. La répression des violations du DIH nécessite souvent la coopération de différents États, non seulement parce que les personnes impliquées dans les procès (accusés, victimes, témoins, etc.) peuvent être de différentes nationalités, ou se trouver dans différents pays, mais aussi parce que les violations les plus graves du DIH sont considérées comme portant atteinte à la communauté internationale dans son ensemble. La coopération entre les États est essentielle également lorsque les éléments de preuve liés à de tels crimes se trouvent sur le territoire d’un État autre que celui qui a engagé les poursuites, ou dans plusieurs pays. À la lumière de ces considérations, le droit international prévoit des procédures de coopération en matière d'extradition et de transfert de détenus, d'entraide judiciaire interétatique, ainsi que de coopération avec les Tribunaux pénaux internationaux ad hoc et la Cour pénale internationale (CPI).
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