Le CICR : 150 ans d'action humanitaire

  • Les cinq fondateurs du CICR : Gustave Moynier (en haut à gauche), Louis Appia (en bas à gauche), Guillaume-Henri Dufour (au centre), Henry Dunant (en haut à droite), Théodore Maunoir (en bas à droite). Le CICR a été fondé le 17 février 1863, à Genève.
    © ICRC / hist-00113
  • Ambulance militaire danoise, 1878. La Convention de Genève de 1864 institue un emblème distinctif unique (une croix rouge sur fond blanc) pour les ambulances, les hôpitaux et le personnel sanitaire. Plus tard, d'autres emblèmes seront autorisés, notamment le croissant rouge sur fond blanc.background.
    © Photothèque CICR / hist-00317-46
  • Guerre hispano-américaine de 1898. Un chirurgien des services sanitaires de l’armée américaine (reconnaissable à son emblème de la croix rouge) soigne un blessé dans un hôpital de campagne.
    © Photothèque CICR / W. Speiser / hist-03512-24
  • Première Guerre mondiale, 1914-1918. Genève, Musée Rath, 1914. Agence internationale des prisonniers de guerre (AIPG), créée par le CICR notamment pour collecter des informations sur les prisonniers de guerre, mener des enquêtes à leur sujet et permettre à leurs familles d'avoir des nouvelles et de correspondre avec eux.
    © ICRC / F. Boissonnas / hist-00571-09
  • Seconde Guerre mondiale, 1939-1945. Allemagne. Visite d'un délégué du CICR dans un camp de prisonniers de guerre. Le CICR effectua plus de 11 000 visites de ce type pendant la guerre et dans l'immédiat après-guerre.
    © ICRC / hist-01527
  • Seconde Guerre mondiale, 1939-1945. Kreuzlingen, Suisse, 9 avril 1945. 300 ex-détenues du camp de concentration de Ravensbrück arrivent en Suisse, transportées par un convoi du CICR. Comme dans le reste de la communauté internationale, l'action du CICR en faveur des civils déportés dans les camps de concentration nazis fut largement insuffisante et tardive.
    © Photothèque CICR / hist-00992-54
  • Guerre civile au Yémen, 1962-1970. 1965. Rapatriement de prisonniers de guerre égyptiens, sous les auspices du CICR. À côté des activités traditionnelles menées en faveur des prisonniers de guerre, le CICR s'occupa également de la fourniture de soins médicaux à la population civile, en installant par exemple un hôpital de campagne et une salle d'opération complète à Uqd, en plein désert.
    © ICRC / J. de Palézieux / ye-n-00025-29
  • Guerre civile du Nigéria, 1967-1970. Umuosu, septembre-octobre 1968. Distribution de vivres dans un centre de nutrition. Durant la guerre civile du Nigéria (connue aussi sous le nom de guerre du Biafra), le CICR mena une de ses plus vastes opérations de secours en faveur des populations civiles.
    © ICRC / H. D. Fink / ng-n-00030-29
  • Guerre du Viet Nam, 1964-1975. Saïgon, 1969. Un médecin du CICR visite un orphelinat. Tout au long de la guerre, le CICR put exercer son mandat et ses activités uniquement en République du Viet Nam (ou Sud Viet Nam), malgré des démarches répétées auprès du gouvernement nord-vietnamien.
    © ICRC / vn-d-00001-07
  • Guerre du Liban, 1975-1990. Hôpital Zahra, sud de Beyrouth, 1984. Une équipe chirurgicale du CICR opère un blessé de guerre. À partir des années 1970, la chirurgie de guerre est devenue une des principales activités du CICR.
    © ICRC / T. Gassmann / lb-d-00186
  • Rébellion des Contras, 1979-1990. Centre pénitentiaire de Juigalpa (Nicaragua), 1990. Un délégué du CICR s'entretient avec des détenus de sécurité. Le CICR s'est installé au Nicaragua dès l'été 1978. La délégation de Managua a fermé ses portes en décembre 1991, après le retour au calme dans le pays.
    © ICRC / C. Fedele / ni-n-00049-15
  • Guerre de Bosnie-Herzégovine, 1992-1995. Poculica, Bosnie, 1993. Le CICR évacue des ex-détenus, des femmes et des enfants originaires de Zenica. Face aux guerres en ex-Yougoslavie, le CICR mena pendant la première moitié des années 1990 une de ses plus vastes opérations.
    © ICRC / A. Feric / yu-n-00082-05
  • Génocide au Rwanda, 1994. Unité médicale du CICR dans un camp de personnes déplacées à Cyangugu. Présent sur place durant les massacres qui firent 800 000 morts, le CICR tenta de venir en aide autant que possible aux populations ciblées par les tueries ou forcées de quitter leur foyer.
    © ICRC / P. Fuller / rw-n-00077-02
  • Siège du CICR. Genève, 20 décembre 1996. Marche silencieuse à la mémoire de six délégués du CICR assassinés le 17 décembre 1996, dans l'hôpital de Novy Atagi, en Tchétchénie.
    © ICRC / T. Gassmann / cer-n-00316-28
  • © ICRC / J. Nachtwey / af-e-00749
    © ICRC / J. Nachtwey / af-e-00749
    Guerre civile d'Afghanistan, 1992-1996. Hôpital de Wazir Akbar Khan, Kaboul, 1996. Centre de réadaptation physique soutenu par le CICR. Depuis le début des années 1970, le CICR met en œuvre des programmes de réadaptation physique en faveur notamment des victimes civiles des combats ou de mines antipersonnel.
  • Guerre civile à Sri Lanka, 1983-2009. Pandiruppu, près de Kalmunai, 2004. Un délégué du CICR rend visite à une famille dont deux fils ont disparu en lien avec le conflit. Depuis le début des années 2000, le CICR porte un intérêt tout particulier à la question des disparitions de personnes en temps de guerre. Les enquêtes sur le sort des personnes disparues, le soutien – matériel et psychosocial – offert à leurs proches, mais aussi l'identification des restes humains font partie intégrante du travail du CICR, en particulier dans les situations d'après-conflit.
    © ICRC / J. Björgvinsson / lk-e-00018
  • Guerre civile au Darfour (Soudan), de 2003 à nos jours. Camp de personnes déplacées de Gereida, 2006. File d'attente pour la distribution d'eau effectuée par le CICR. Ce camp abrite plus de 90 000 personnes. Le CICR y distribue de l'eau et des articles de secours, et il y gère un hôpital de campagne.
    © ICRC / B. Heger / sd-e-00579
  • Gaza, 20 janvier 2009. Des représentants du CICR évaluent les dégâts et recueillent les témoignages des habitants après l'intervention militaire israélienne. Sur la base des informations recueillies, des démarches bilatérales sur la conduite des hostilités ont ensuite été entamées avec Israël, ainsi qu’avec le Hamas.
    © ICRC / il-e-01600
  • République démocratique du Congo, 2011. Une fillette de 9 ans retrouve son oncle, grâce au CICR, après avoir été séparée de sa famille à la suite des violences interethniques qui ont eu lieu en 2009 dans la région de Dongo et qui ont causé le déplacement de quelque 165 000 personnes. Depuis lors, le CICR a pu réunir 200 enfants avec leurs familles, en collaboration avec la Croix-Rouge de la République démocratique du Congo.
    © ICRC / J. Torgovnik
  • Conflit en Syrie, de 2011 à nos jours. Quartier d'Al-Ghuta à Homs, 15 février 2012. Des volontaires du Croissant-Rouge arabe syrien et des habitants du quartier déchargent des vivres. Dans de très nombreuses situations le CICR collabore étroitement avec la Société nationale de la Croix-Rouge ou du Croissant-Rouge du pays où il opère.
    © SARC, I. Malla / sy-e-00102
08 février 2013

Depuis 150 ans, le CICR s'efforce d'atténuer les souffrances des victimes de la guerre, où qu'elles se trouvent. Circonscrit d'abord aux militaires blessés ou malades sur le champ de bataille, le mandat du CICR s'est rapidement élargi à d'autres catégories de personnes. Les guerres et autres formes de violence ont sans cesse évolué, ce qui pose de nouveaux défis à l'action humanitaire. Aujourd'hui comme hier, le CICR adapte sa réponse humanitaire dans le seul but de porter protection et assistance aux personnes touchées par les conflits armés.