Les mines antipersonnel : un héritage de la guerre

  • Barrio Chiuijo, Mozambique
    Barrio Chiuijo, Mozambique
    Liquina Gimo Kariche, 65 ans, a perdu sa jambe droite à partir de la cuisse dans l’explosion d’une mine antipersonnel en 1987, trois ans après le décès de son mari dans une explosion également. Neuf de ses 11 enfants sont décédés de maladies, et elle est aujourd’hui sans ressources.
    Getty Images/ICRC/Brent Stirton
  • Barrio Chiuijo, Mozambique
    Barrio Chiuijo, Mozambique
    Bonafacio Muazia, 57 ans, a perdu sa jambe gauche dans l’explosion d’une mine antipersonnel en 1985 durant la guerre civile. Ayant acquis aujourd’hui un extraordinaire sens de l’équilibre, il poursuit ses activités agricoles. Aux côtés de sa femme qui lui porte sa pioche, il parcourt chaque jour le trajet de 45 minutes jusqu’à ses terres et refait le trajet en sens inverse pour rentrer chez lui.
    Getty Images/ICRC/Brent Stirton
  • District de Gondola, Mozambique
    District de Gondola, Mozambique
    L’ONG APOPO entraîne des rats africains à détecter les mines grâce à leur odorat aigu. Les mines trouvées sont ensuite détruites sur place par des démineurs. L’utilisation des rats permet d’accélérer considérablement le déminage.
    Getty Images/ICRC/Brent Stirton
  • Zunovnica, Bosnie-Herzégovine
    Zunovnica, Bosnie-Herzégovine
    De gauche à droite : Mirza Smajlovic, 12 ans, Denis Merdzanovic, 12 ans, Alen Konakovic, 14 ans, et Jasmin Sidran, 12 ans. Un jour de novembre 2013, alors qu’ils jouaient avec Mirza Merdzanovic, 10 ans (le cousin de Denis), les enfants ont trouvé un sac rempli d’armes dans un ruisseau. Mirza a assemblé une grenade à fusil et l’a lancée contre un mur. L’explosion l’a emporté et blessé les quatre autres garçons. On trouve beaucoup de restes explosifs de guerre dans les États se trouvant dans une situation d’après-conflit, tels que la Bosnie-Herzégovine.
    Getty Images/ICRC/Veronique de Viguerie
  • Zunovnica, Bosnie-Herzégovine
    Zunovnica, Bosnie-Herzégovine
    Sabiha Hadzajlic, 45 ans, et sa fille Merima, 10 ans, sur la tombe d’Eldar, le frère de Merima. Un jour de novembre 2013, les deux enfants étaient en train de jouer au bord d’un ruisseau quand Eldar a trouvé une grenade à main. Alors qu’il l’a ramassait, la grenade a explosé, l’emportant et blessant sa sœur. Le village de Zunovnica est proche d’une ancienne base militaire et les accidents y sont fréquents.
    Getty Images/ICRC/Veronique de Viguerie
  • Zunovnica, Bosnie-Herzégovine
    Zunovnica, Bosnie-Herzégovine
    Il existe deux sortes de restes explosifs de guerre courants : l’obus de char de 125 millimètres explosif à fragmentation et l’obus d’artillerie de 122 millimètres explosif. Les bandes de cuivre sur l’obus d’artillerie ont été récupérées par des collecteurs de ferraille.
    Getty Images/ICRC/Veronique de Viguerie
  • Najaf, Irak
    Najaf, Irak
    En janvier 2006, Sajad Faleh, quatre ans, et trois de ses frères ont trouvé une arme à sous-munitions et ont voulu s’en emparer pour jouer. L’arme a explosé, emportant les deux frères aînés de Sajad et mutilant le ventre du plus jeune. Sajad, lui, a perdu ses deux jambes. Sur cette photo, il attend de passer un examen à un centre de réadaptation physique du CICR.
    Getty Images/ICRC/Marco Di Lauro
  • Erbil, Irak
    Erbil, Irak
    Maserieh Sahar, 13 ans (à gauche), et sa sœur Saeda, 16 ans, ont toutes deux perdu leur jambe gauche dans une explosion de mine antipersonnel. Aidées par leur mère (à l’arrière), elles apprennent à marcher avec leur nouvelle prothèse de jambe au centre de réadaptation physique du CICR à Erbil.
    Getty Images/ICRC/Marco Di Lauro
  • Mawilian, Irak
    Mawilian, Irak
    Démineur irakien du centre d’action antimines du Kurdistan irakien, dans le champ de mines de Zimali Shekhi (68 000 mètres carrés). Les mines y ont été posées en 1984.
    Getty Images/ICRC/Marco Di Lauro
  • Nakhoysao, district de Salavan, Laos
    Nakhoysao, district de Salavan, Laos
    Ounlar, 61 ans, a perdu la vue et sa main gauche en 1981. Alors qu’il travaillait dans un champ, il a ramassé une munition non explosée.
    Getty Images/ICRC/Paula Bronstein
  • Hangsing, district de Pakxan, Laos
    Hangsing, district de Pakxan, Laos
    Mek, 9 ans, arbore la photo de Somak Toe, 12 ans, un garçon tué avec deux camarades par un engin non explosé qu’ils transportaient à vélo. Entre 1963 et 1972, durant la guerre du Viet Nam, plus de 270 millions d’armes à sous-munitions ont été larguées au Laos.
    Getty Images/ICRC/Paula Bronstein
  • Hatkhongluang, district de Salavan, Laos
    Hatkhongluang, district de Salavan, Laos
    Une cheffe d’équipe de Norwegian People’s Aid donne des instructions à son groupe avant de commencer des opérations de déminage. La Convention sur les armes à sous-munitions a été adoptée en 2008 et signée par plus de la moitié des pays du monde, dont le Laos.
    Getty Images/ICRC/Paula Bronstein
  • Mozonte, Nicaragua
    Mozonte, Nicaragua
    Emilio José Gómez Floriano, 42 ans, gardait ses vaches lorsqu’il a perdu sa jambe droite en marchant sur une mine antipersonnel en 1991. Il est aujourd’hui céramiste dans l’entreprise familiale.
    Getty Images/ICRC/Sebastian Liste
  • Managua, Nicaragua
    Managua, Nicaragua
    Benito Ribas Villalobos, 49 ans, travaillait aux champs lorsqu’il a perdu sa jambe gauche en marchant sur une mine antipersonnel en 1989. Il vit avec sa femme et leurs cinq enfants à Somotillo et cultive toujours ses terres. Après avoir porté la même prothèse pendant cinq ans, il s’est rendu au centre hospitalier de réadaptation Aldo Chavarria de Managua afin qu’on lui en pose une nouvelle.
    Getty Images/ICRC/Sebastian Liste
  • Managua, Nicaragua
    Managua, Nicaragua
    Carlos José Picado, 52 ans, a perdu sa jambe droite dans l’explosion d’une mine antipersonnel durant le conflit qui a déchiré le pays entre 1981 à 1990 et auquel il a participé. Il vit aujourd’hui avec sa femme et sa fille dans la banlieue de Managua et travaille comme agent de sécurité dans un hôpital de la ville.
    Getty Images/ICRC/Sebastian Liste
30 mars 2015

Le CICR a envoyé cinq photographes dans cinq pays différents – Bosnie-Herzégovine, Irak, Laos, Mozambique et Nicaragua – avec la mission de témoigner du lourd tribut que paie la population aux mines et aux autres restes explosifs de guerre. Les images qu'ils ont ramenées racontent l'engagement exemplaire de tous ceux qui participent aux opérations de déminage, l'angoisse de la population, mais aussi la résilience dont font preuve les personnes ayant survécu à un accident dû à ces armes.

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