Mali : Mahamane reprend ses activités de pisciculture

11 avril 2017

Mahamane Sidi est un pêcheur engagé dans la pisciculture depuis plusieurs années à Toya, un village sédentaire situé dans la commune d'Alafia, cercle de Tombouctou. À cause de la crise de 2012, ses étangs ont été endommagés et il a perdu l'essentiel de son matériel de pêche, comme plusieurs autres pêcheurs de cette localité. Il connaissait d'énormes difficultés à réhabiliter ses étangs et à trouver des poissons pour la pisciculture. Grâce à notre soutien, Mahamane reprend ses activités.

Dans cette zone sablonneuse du Mali où les principales activités sont l'agriculture et la pêche, les poissons deviennent de plus en plus rares. ''On passait toute la journée au fleuve pour revenir avec quelques kilos de poissons qui ne peuvent pas nourrir la famille'', confie Mahamane. C'est grâce à la pisciculture que ces pêcheurs arrivaient à subvenir aux besoins de leurs familles. Or, l'ensablement des étangs piscicoles et l'infiltration de l'eau dans le sol constituent des obstacles majeurs pour la pisciculture. ''Nous avions des difficultés pour conserver l'eau dans nos étangs. Nous n'avions pas non plus les moyens pour acquérir une motopompe afin de les remplir d'eau'', poursuit-il.

Réunis au sein d'un groupement, Mahamane et 64 autres pêcheurs ont sollicité notre aide pour faire face aux difficultés et reprendre leurs activités. 

En décembre 2016, nous avons financé la réhabilitation de 3 étangs par 60 familles vulnérables du village de Toya qui ont travaillé pendant 20 jours et ont reçu du cash pour leurs besoins alimentaires. Ensuite, une motopompe et du matériel accessoire ont été remis aux pêcheurs pour mettre de l'eau dans ces étangs.

En mars 2017, vu qu'il n'y avait pas de moyen d'approvisionnement dans la région de Tombouctou, nous avons entrepris de transférer des poissons (des alevins) depuis Bamako. Au total, plus de 4 500 alevins ont été mis à la disposition des pêcheurs pour redémarrer leurs activités. ''Avec ce projet, nous avons les poissons sous la main. Nous pouvons vendre à tout moment et avoir un bénéfice pour nous occuper de nos familles'', témoigne Mahamane après la dernière livraison d'alevins.

À noter que notre soutien se poursuivra à travers des formations offertes aux bénéficiaires en vue de les aider à pérenniser l'activité notamment par la mise en place d'une ferme piscicole.

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