Portraits de familles de migrants sénégalais portés disparus

  • Le fils de Saer a disparu en 2006. Après ses études secondaires, il est parti dans une pirogue avec 70 autres personnes. Saer lui a donné sa bénédiction et lui a même payé le voyage. Aujourd'hui, il le regrette. Sa femme souffre d'une profonde détresse depuis le départ de leur fils. Avec l'aide du CICR et de la Croix-Rouge Sénégalaise, elle a cependant repris une vie sociale et son rôle dans sa famille.
    CC BY NC ND / CICR / J. Cendon
  • Fatou, mère d’un migrant porté disparu, est bénéficiaire d’un projet d’appui psychosocial mis en place par le CICR et la Croix-Rouge sénégalaise. Elle participe aussi à un cours d’alphabétisation en français, ainsi qu’au programme de financement et d’appui socio-économique.
    CC BY NC ND / CICR / J. Cendon
  • Le mari de Khady a disparu en 2006 en essayant de rejoindre l'Europe depuis la Casamance, dans le sud du Sénégal. Elle garde toujours l'espoir de le revoir vivant. En attendant son retour, Khady vend de la bijouterie, du parfum, et du détergent. Grâce au projet d'appui psychosocial du CICR et de la Croix-Rouge Sénégalaise, elle s'en sort mieux. Elle est aujourd'hui la présidente de l'association des familles de migrants disparus de Ndiebène à Gandiol.
    CC BY NC ND / CICR / J. Cendon
  • Le fils d'Insa a disparu à l'âge de 20 ans. Il a pris une pirogue pour quitter le Sénégal. Depuis, Insa n'a plus eu de nouvelles de lui. Insa explique que le projet du CICR et de la Croix-Rouge Sénégalaise l'a aidé à retrouver un équilibre et un certain apaisement. Au début, il ne voulait pas parler de son fils. Cependant, avec le temps, il ira même jusqu'à s'engager à présider l'association des familles de migrants disparus de Pilote-Barre.
    CC BY NC ND / CICR / J. Cendon
  • Khady a perdu la trace de son mari, Mamadou lorsqu’il avait 40 ans en 2006. Il ne l’a pas prévenue avant de s’en aller. Elle pensait qu’il pêchait, mais d’autres personnes l’ont renseignée. Elle vit avec 20 autres personnes. Elle possède une petite boutique de cosmétiques. Elle a toujours l’espoir de revoir son mari, bien qu’elle se soit remariée depuis et dise que si son mari revenait, il devrait comprendre la situation. Elle a trois enfants, dont un avec son nouvel époux, lui aussi pêcheur. Khady pense qu’il vaut mieux rester au pays que de s’en aller en Europe. Khady est bénéficiaire d’un projet d’appui psychosocial mis en place par le CICR et la Croix-Rouge sénégalaise. Elle participe aussi à un cours d’alphabétisation en wolof, ainsi qu’au programme de financement et d’appui socio-économique.
    CC BY NC ND / CICR / J. Cendon
09 février 2017

Les flux migratoires font d'innombrables victimes. Pour les familles des migrants portés disparus, aux questionnements sur le sort de leurs proches s'ajoutent des problèmes psychologiques, socio-économiques et juridiques.

Suite à une enquête sur les besoins de ces familles, le CICR et la Croix-Rouge Sénégalaise ont mis en place un projet de soutien psychosocial pour ces familles depuis 2015.

Concrètement, 195 familles bénéficient d'un soutien psychosocial à travers des groupes de parole, des cours d'alphabétisation, des formations professionnelles et des financements d'activités génératrices de revenus.

Ce projet contribue à l'amélioration de leur bien-être social et leurs redonne de l'espoir.

 

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