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Questions fréquemment posées sur le CICR et les otages détenus à Gaza

Les familles des otages vivent un véritable cauchemar. Les enfants, les conjoints, les frères et sœurs et les parents attendent anxieusement, jour après jour, la libération de leurs proches, ou espèrent au moins avoir des nouvelles de leur sort. 

*Version en hébreu disponible ici

Dès le premier jour, nous avons demandé la libération immédiate de tous les otages et l’accès à ces derniers. Nous avons rappelé que la prise d’otages est interdite par le droit international humanitaire (DIH). Nous avons continuellement demandé des informations sur les otages et sur leur état de santé actuel. Nous n’avons pas cessé de le faire et nous continuerons jusqu’à ce que tous les otages soient libérés.

Nous avons facilité de nombreuses opérations de libération et nous sommes soulagés que plus de 100 personnes aient retrouvé leurs proches. Mais ce n’est pas suffisant – nous avons confirmé à plusieurs reprises que nous étions prêts à faciliter la libération de tous les otages. Pour ce faire, les parties doivent parvenir à un accord. Dans le cas contraire, le CICR ne peut pas agir.

Vous trouverez ci-dessous des réponses aux questions qui nous sont fréquemment posées. Nous continuerons de mettre à jour ce document au gré des besoins.

Notre ligne téléphonique d’urgence est à la disposition des familles des otages.

Veuillez nous appeler au numéro 03 524 5286, pour un contact en hébreu et en anglais, ou composer le + 972 3 5245286 si vous appelez de l’étranger.

Pour un contact en arabe, veuillez appeler le numéro 08 283 2400.

Nous traitons chaque cas individuel avec la plus grande attention.

Autres ressources : 

*Version en hébreu disponible ici

  • Nous voulons que les familles en Israël et à l’étranger sachent que le sort de leurs proches pris en otage est l’une de nos premières priorités. 

    • Nous avons facilité plusieurs opérations de libération et nous sommes prêts à faciliter la libération de tous les otages encore détenus.
    • Nous plaidons sans relâche en faveur de la libération des otages encore détenus, directement auprès du Hamas, et d’autres acteurs internationaux qui peuvent influencer les parties au conflit en vue d’obtenir l’accès aux otages. Le dialogue que nous entretenons avec les autorités israéliennes porte également sur le sort des otages détenus par le Hamas.
    • Nous avons renforcé notre équipe chargée de ce dialogue, afin d’intensifier nos efforts. Notre personnel à Gaza est prêt à rendre visite aux otages et à faciliter toute libération future faisant suite à un accord conclu entre les parties.
    • Nous continuons à demander des informations sur les otages et à solliciter l’accès à ces derniers. Nous continuons également à insister pour qu’ils puissent transmettre un message à leurs familles.
    • Nous avons publiquement déclaré à maintes reprises que les otages devaient être libérés immédiatement, sans condition et sains et saufs. Nous avons également souligné à plusieurs reprises que, pendant leur captivité, ils doivent être traités avec humanité, avoir accès aux soins médicaux si nécessaire, avoir la possibilité de contacter leurs proches, et que le CICR doit pouvoir se rendre auprès d’eux pour évaluer leur bien-être.
  • Depuis le 7 octobre 2023, nous avons reçu de nombreuses demandes de renseignements de la part de personnes à l’intérieur et à l’extérieur d’Israël, qui cherchent désespérément à savoir ce qu’il est advenu des membres de leur famille portés disparus. Notre présidente, Mme Mirjana Spoljaric, a rencontré à plusieurs reprises des représentants des familles, et notre chef de délégation en Israël a reçu les représentants et les familles. Nous avons mis en place une ligne téléphonique d’urgence pour les familles et avons rencontré plusieurs d’entre elles à plusieurs reprises.

    Nous avons organisé des réunions avec différentes institutions en Israël qui apportent un soutien mental aux victimes des attaques du 7 octobre, afin d’offrir les conseils et l’expertise de notre organisation dans la prise en charge des personnes touchées par les conflits armés. Nous avons également contacté les ambassades dont les ressortissants sont retenus en otage afin de leur communiquer des informations pertinentes.

    Vous trouverez plus d’informations et de détails sur cette page : Informations pour les personnes touchées par le conflit en Israël (en anglais).

  • Depuis le premier jour, nous demandons au Hamas de nous donner accès aux otages en insistant sur quatre points :

    1. la libération immédiate et sans condition de tous les otages

    2. l’obtention d’informations sur les otages et sur leur état de santé

    3. l’accès aux otages, pour s’assurer qu’ils sont traités avec humanité et dignité, pour vérifier leur état de santé et veiller à ce qu’ils reçoivent les soins médicaux nécessaires. Certains d’entre eux peuvent également nécessiter un traitement d’urgence pour des problèmes de santé préexistants ou potentiellement nouveaux.

    4. l’envoi de messages de la part des otages à leurs familles

    Depuis le début, nous n’avons jamais cessé de dialoguer et nous allons continuer à le faire. Pour instaurer et maintenir la confiance, notre mode d’intervention repose sur un dialogue bilatéral et confidentiel.

    Des décennies d’expérience nous ont appris que la meilleure façon d’induire des changements pour ceux à qui nous voulons porter assistance est de faire profil bas et de défendre leurs meilleurs intérêts discrètement et directement auprès de ceux qui sont réellement en mesure de changer la donne.

  • Nous parlons avec le Hamas et nous parlons également avec les autorités israéliennes à ce sujet. Le contenu de ces conversations est confidentiel – tout comme notre approche dans sa globalité – mais ce que nous pouvons dire, c’est que nous sommes prêts, en tant qu’intermédiaire neutre, à effectuer des visites humanitaires, à faciliter la communication entre les otages et les membres de leur famille et à faciliter toute libération éventuelle.

  • Ceux qui détiennent les otages sont responsables de leur santé et de leur sécurité. Ils doivent les traiter avec humanité et dignité. Nous avons demandé à de multiples reprises à avoir accès aux otages, pour vérifier leur état de santé et leur apporter toute l’aide nécessaire. Depuis le premier jour, nous plaidons à huis clos pour leur libération et leur bien-être.

    Nous sommes prêts à aider les otages de toutes les manières possibles, en leur rendant visite pour s’assurer de leur état de santé ou en leur fournissant des médicaments. Nous avons à cœur de faciliter l’échange de messages entre les otages et les membres de leur famille et, bien sûr, nous sommes prêts à faciliter leur libération. 

  • Les parties et ceux qui ont une influence sur elles ont pris part aux négociations initiales. Le CICR n’est pas un négociateur et n’a pas pris part à ces discussions. Le CICR est néanmoins prêt à faciliter la mise en œuvre des aspects humanitaires de tout accord conclu par les parties au conflit, y compris la libération future d’autres otages.

    Nous sommes une organisation humanitaire neutre et impartiale et ne prenons part à aucune négociation ou discussion politique entre les parties. Notre rôle est de soutenir un accord pour la libération des otages et de rappeler aux deux parties les obligations qui leur incombent au regard du droit international humanitaire. Nous sommes prêts à soutenir la libération d’autres otages à tout moment ; notre rôle d’intermédiaire neutre est purement humanitaire.

  • Une fois qu’un accord est conclu par les parties au conflit, le CICR joue un rôle en tant qu’intermédiaire neutre. Ce rôle consiste à faciliter le transfert en toute sécurité des otages libérés de la bande de Gaza pour les amener vers un lieu convenu.

    La tâche est complexe et requiert un savoir-faire logistique, médical et sécuritaire. Pour la mener à bien, il faut également jouir de la confiance de toutes les parties en tant qu’intermédiaire neutre. Toutes les mesures que prend le CICR visent à assurer la sécurité des otages libérés ainsi que de tout le personnel impliqué.  

  • Notre objectif est que tous les otages soient libérés immédiatement et qu’ils retrouvent leurs proches, ainsi que d’avoir accès à eux durant leur captivité. Nous avons répété à maintes reprises que la prise d’otages est une violation du droit international humanitaire et qu’ils doivent être libérés immédiatement et sans condition. Dans l’intervalle, ils doivent être traités avec humanité et dignité. Nous n’avons cessé de demander à pouvoir visiter les otages pour nous assurer de leur bien-être, leur apporter des soins médicaux et rétablir le contact avec leurs familles. 

    Des années d’expérience au service du dialogue avec les parties aux conflits et les groupes armés non étatiques ont prouvé combien l’approche bilatérale et confidentielle que nous adoptons pour soulever les sujets de préoccupation est importante pour obtenir des résultats plutôt que de recourir à la dénonciation publique.

  • Depuis le premier jour, nous nous sommes exprimés en lançant un appel public à la libération de tous les otages. Nous avons publié une dizaine de déclarations allant dans ce sens. Le CICR et notre présidente ont rencontré des proches des otages à plusieurs reprises et ont régulièrement demandé publiquement leur libération. 

    Voir :

    Israël et les territoires occupés : le CICR appelle de nouveau à libérer les otages après la diffusion d’une vidéo bouleversante (en anglais)

    Israël et les territoires occupés : le CICR appelle les parties à conclure un accord pour permettre le déploiement de l’action humanitaire à Gaza

    Israël et les territoires occupés : le CICR profondément choqué par les vidéos bouleversantes montrant des otages israéliens à Gaza

    Israël : un an de pertes et de souffrances (en anglais)

    Déclarations publiques du CICR concernant les otages détenus à Gaza (en anglais)

    Nous défendons également les intérêts des otages dans le cadre d’un dialogue bilatéral avec ceux qui ont l’influence nécessaire pour changer les choses. Le CICR privilégie un dialogue bilatéral et confidentiel. On ne nous verra peut-être pas évoquer ces pourparlers à la télévision ou sur les médias sociaux. Si nous ne nous exprimons pas ouvertement, c’est parce que des décennies d’expérience nous ont appris que la meilleure façon pour le CICR d’induire des changements pour ceux à qui nous venons en aide est de faire profil bas et de défendre leurs meilleurs intérêts discrètement et directement auprès de ceux qui sont réellement en mesure de changer la donne.

    Voir la vidéo qui répond à la question sur notre manque de communication à propos des otages, « Pourquoi gardez-vous le silence ? ».

  • En sa qualité d'intermédiaire humanitaire neutre, le CICR a été invité à soutenir le transfert de personnes décédées, de Gaza aux autorités israéliennes. Le CICR ne participera pas, ne sera pas présent et ne facilitera aucun transfert de restes humains entre les parties si elles ne concluent pas un accord. Le CICR ne participe pas au tri, au dépistage ou à l'examen médico-légal des dépouilles. Ces actes relèvent de la responsabilité des parties au conflit.

    Le CICR reste disposé à faciliter la mise en œuvre des éléments futurs de l'accord de cessez-le-feu. Que nous l’exprimions dans la sphère publique ou privée, notre position est immuable : toutes les libérations doivent être menées en privé et dans la dignité. Nous demeurons préoccupés et insatisfaits de la façon dont les opérations de libération se sont déroulées. Des préoccupations portant sur des points précis sont transmises directement aux parties dans le cadre d'un dialogue bilatéral et confidentiel.

    Les familles ont le droit de recevoir des nouvelles de leurs proches. Les personnes décédées doivent être inhumées de manière respectueuse, conformément à leurs traditions, et dans l’idéal, par leurs proches. Les restes devraient être récupérés, correctement pris en charge et identifiés afin de prévenir la tragédie que représentent les disparitions de personnes par suite d’un conflit armé, et d’y mettre fin. Dans tous les cas où des personnes sont tuées ou meurent au cours d’un conflit, leur dépouille doit être traitée avec respect et dignité. Nous comprenons à quel point il est douloureux de voir des êtres chers disparaître. Nous savons également combien il est dur de ne pas pouvoir enterrer ses proches selon les rites traditionnels.

  • Nous savons que vous vous trouvez dans une situation extrêmement angoissante. Mais vous n’êtes pas seul. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) met tout en œuvre pour aider ceux qui sont touchés par cette situation. Malgré les conditions de sécurité difficiles, nos équipes travaillent sans relâche pour venir en aide au plus grand nombre de personnes possible.

    Depuis le début des hostilités armées, le 7 octobre, nous recevons de nombreuses demandes de personnes qui, depuis Israël, Gaza et ailleurs dans le monde, cherchent désespérément à savoir ce qu’il est advenu de proches portés disparus.

    Nous sommes pleinement conscients de l’épreuve dévastatrice que vivent les familles qui ignorent tout du sort de leurs proches. Dans le cadre du mandat et des capacités du CICR, nous sommes prêts à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour les aider.

    Nous savons que vous êtes nombreux à tenter de reprendre contact dans cette situation très dure. Nous recevons actuellement un grand nombre d’appels. Nous vous demandons de continuer à essayer les numéros ci-dessous. Nous nous efforçons de répondre à tous les appels.

    Pour contacter le CICR en hébreu ou en anglais, vous pouvez appeler le numéro : 03 524 5286. Si vous téléphonez depuis l’étranger, composez le + 972 3 5245286.

    Pour contacter le CICR en arabe, vous pouvez appeler le numéro : 08 283 2400.

    Informations complémentaires : Informations pour les personnes touchées par le conflit en Israël (en anglais)

Le CICR facilite régulièrement la libération et le transfert de personnes dans les conflits à travers le monde en tant qu’intermédiaire neutre. Les principales conditions de notre engagement sont les suivantes :

- l’accord de toutes les parties concernées ;

- des garanties de sécurité : un accès sûr et sans entrave pour que le CICR puisse mener à bien l’opération ;

- le respect, à tout moment et par toutes les parties, des exigences du droit international humanitaire concernant ces opérations, en particulier eu égard au traitement humain des personnes retenues en otage avant, pendant et après le transfert.

FAQ

L’action du CICR en Israël et dans les territoires occupés

Le CICR est présent depuis 1967 en Israël et dans les territoires occupés (à savoir le plateau du Golan, la Cisjordanie et la bande de Gaza, et les fermes de Chebaa). En tant qu’organisation humanitaire neutre, impartiale et indépendante, nous nous attachons à promouvoir le respect du droit international humanitaire (DIH) et à atténuer l’impact des conflits armés, d’autres situations de violence et de l’occupation sur les civils, à travers nos activités de protection et nos programmes d’assistance.