Chirurgie de guerre en RDC : comment trier les blessés dans l’urgence

07 octobre 2015

Que faire lorsque des dizaines de blessés graves se retrouvent devant les portes d'un hôpital ? Qui doit être traité en priorité ? Comment s'organiser ? Pour préparer le personnel médical à une telle éventualité, en RDC le CICR organise régulièrement des exercices de triage dans de nombreux endroits où la violence et les affrontements peuvent engendrer des afflux massifs de blessés. Une simulation s'est récemment déroulée à l'hôpital général de Bukavu.

Deuxième clip d'une série de cinq vidéos visant à illustrer les différents aspects de la chirurgie de guerre dans des contextes difficiles.

Voir aussi :

La première de la série - RDC : une chirurgie de guerre efficace et adaptée au contexte
La troisième - RDC : une chirurgie de guerre aux moyens limités
La quatrième - République démocratique du Congo : après l'opération, réapprendre à bouger

Dans l'Est de la République démocratique du Congo, le CICR forme des spécialistes à la chirurgie de guerre afin d'assurer une meilleure prise en charge des blessés par balle ou par arme blanche. Depuis le début du projet en novembre 2012 à Goma (Nord-Kivu), puis à Bukavu (Sud-Kivu) en février 2013, 1'500 patients ont pu être opérés. Pour l'instant, le CICR maintient une équipe chirurgicale expatriée au centre hospitalier Bethesda/Ndosho à Goma. A l'hôpital général de Bukavu, les chirurgiens n'ont plus besoin de l'aide directe du CICR et, depuis juillet 2015, le soutien a pris la forme d'une supervision technique ainsi que d'un appui matériel et financier.