• Quel est le budget du CICR ?

    En 2016, le montant total des dépenses du CICR s'est élevé à 1,67 milliard de francs suisses répartis entre le terrain (1,46 milliard) et le siège (204 millions).

    En 2017, le CICR lance un appel en vue de lever 1,82 milliard de francs suisses. Au cours de l'année, cet appel fera l'objet d'ajustements sous la forme de rallonges budgétaires afin de répondre à des besoins imprévus nécessitant une action humanitaire accrue.

    Le budget a augmenté de manière constante ces dix dernières années. Toutefois, comme la pression qui s'exerce sur nos ressources ne cesse de croître, nous devons pouvoir disposer de davantage de fonds pour venir en aide aux hommes, femmes et enfants toujours plus nombreux qui subissent les effets des conflits partout dans le monde.

  • Qui finance le CICR ?

    Le CICR est financé par des contributions volontaires.

    Nous recevons des contributions des États parties aux Conventions de Genève (gouvernements), des Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, d'organisations supranationales (telles que la Commission européenne), ainsi que d'autres sources publiques et privées. Nos principaux contributeurs sont les gouvernements : les contributions qu'ils ont versées ont permis de couvrir 84 % du budget, en moyenne, ces cinq dernières années.

    Cela dit, les contributions conservant un caractère volontaire, rien ne garantit qu'elles se maintiennent à ce niveau sur le long terme.

  • Comment le CICR calcule-t-il ses besoins financiers ?

    Le budget du CICR est calculé en fonction de trois facteurs : les besoins humanitaires des communautés touchées, notre capacité à porter assistance et protection à ces communautés, et une évaluation réaliste de ce qui peut effectivement être mis en œuvre.

    Ensemble, ces trois facteurs ont généralement permis d'arrêter des plans et des budgets opérationnels très adaptés : au cours de la dernière décennie, le CICR a affiché des taux de réalisation des budgets prévus avoisinant les 90 %. Ces dernières années, notre budget opérationnel a connu une hausse constante. Notre budget pour cette année (2015) dépasse de plus de 25 % celui de l'année précédente.

  • Cherchez-vous à diversifier vos sources de financement ?

    Le CICR a approuvé une stratégie de financement pour les années 2012-2020. Cette stratégie met en lumière la nécessité de diversifier nos sources de financement, et nous y travaillons.
    Les besoins humanitaires en constante augmentation des communautés touchées par les conflits, ajoutés à notre volonté de travailler au plus près de ces dernières, font que nos besoins de financement sont toujours plus importants.

    Dans le cadre de sa stratégie de financement, le CICR étudie de nouvelles possibilités de mobiliser davantage les États donateurs traditionnels et de diversifier ses sources de financement en se tournant vers les États émergents et vers certains acteurs clés du secteur privé.

  • Quelles garanties fournissez-vous à vos donateurs pour leur assurer que leurs contributions sont utilisées à bon escient ?

    Les dépenses du CICR sont contrôlées par une société d'audit de renommée internationale qui applique les normes comptables rigoureuses que sont les IFRS (International Financial Reporting Standards). Nous avons mis en place un système d'audits internes et externes qui permet de vérifier toutes les données et procédures financières importantes.

    Le rapport d'audit externe est publié annuellement et communiqué aux donateurs. Le CICR présente les chiffres relatifs au budget et aux dépenses dans son rapport d'activité annuel, où il rend aussi compte des activés menées sur le terrain dans le monde entier.

    Par ailleurs, le CICR a toujours fait preuve d'ouverture à l'égard des donateurs qui souhaitent mener leur propre audit, que ce soit sur le terrain ou au siège. Cela fait partie de notre politique d'ouverture vis-à-vis des donateurs.

  • De quelle manière les organisations de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge contribuent-elles à vos opérations ?

    Les Sociétés nationales contribuent aux opérations du CICR de plusieurs manières : par exemple, en soutenant les activités dans le domaine de la santé, en mettant du personnel à disposition ou en soutenant financièrement certaines activités dans un pays donné. Ensemble, les Sociétés nationales contribuent au financement des opérations du CICR à hauteur de 3 %.

  • Comment le CICR finance-t-il ses opérations d’urgence ?

    Face à une situation d'urgence, il est essentiel de réagir rapidement. Être en mesure de mobiliser et d'allouer des ressources aux toutes premières heures d'un conflit peut radicalement changer la donne pour les personnes qui ont besoin d'aide. Aussi est-il crucial que le CICR ait les capacités de prendre des décisions opérationnelles – et financières – dès la première phase de l'intervention. Pour ce faire, il faut que nous puissions financer des opérations à l'avance, autrement dit engager des ressources avant que leur financement soit explicitement disponible.

    Nous y parvenons en mettant à profit des fonds qui n'ont pas d'affectation particulière, à savoir qui ne doivent pas être utilisés dans une région, dans un pays ou pour un programme spécifique, ce qui nous permet un maximum de flexibilité quant à la manière de les utiliser. Nous avons aussi recours à d'autres fonds que nous avons constitués au cours des 30 dernières années, des « provisions » ou « fonds propres », comme on les appelle dans le jargon financier.

    Ainsi, si des besoins urgents surgissent, nous allons engager ces provisions – qui pourront servir, environ deux mois durant, à couvrir les opérations que nous allons mener – jusqu'à ce que nous disposions de fonds versés par des donateurs pour répondre à la situation d'urgence en question. C'est cette flexibilité et la capacité d'intervenir rapidement qui est la sienne, qui permettent au CICR de faire une véritable différence sur le terrain.

    Ces provisions ne servent pas uniquement à préfinancer des opérations ; elles sont également utilisées pour combler d'éventuels déficits à la fin d'un exercice annuel. Cette année, en dépit d'une gestion prudente de nos finances, nous serons contraints de puiser dans nos réserves, même si nous espérons vraiment que le volume des contributions provenant des donateurs continue à augmenter.

  • Votre indépendance risque-t-elle d’être compromise du fait que le gros du financement du CICR provient d’un petit groupe de grands donateurs ?

    Le CICR n'accepte que des fonds provenant de personnes ou d'entités qui respectent l'indépendance et l'impartialité d'action du CICR. Les contributions seront ainsi utilisées pour répondre aux besoins constatés sur le terrain par le CICR. En d'autres mots, nous n'acceptons pas de dons réservés à des affectations strictes en raison du risque de contrevenir aux principes d'indépendance et d'impartialité qu'ils comportent. Cela dit, le CICR apprécie le soutien financier de tout nouveau donateur.

    Pour conclure, il faut encore préciser que les relations que le CICR entretient avec ses donateurs ne se limitent pas à des questions financières. Nous dialoguons également avec les États sur des sujets ayant trait notamment à la protection des personnes touchées par un conflit armé ou d'autres situations de violence, ou encore à la mise en œuvre de droit international humanitaire.

S'inscrire à la newsletter