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Burkina Faso : notre action au premier semestre 2026, en faits et en chiffres

Asmaho puise de l’eau au forage du quartier CM Forces Vives de Dori

Au cours de ce premier semestre 2026, notre action s’est construite au plus près et des communautés touchées par la crise. Derrière chaque chiffre, il y a une histoire, un défi, mais aussi une capacité à se relever et à espérer. Avec la Croix-Rouge burkinabè, nous avons accompagné les communautés en soutenant leurs propres forces et leurs solutions. Ces six mois montrent qu’en renforçant les capacités locales, notre action peut faire la différence et contribuer à ouvrir des chemins vers un avenir plus serein.

Dori : quand l'eau change le quotidien

« Je m'appelle Asmaho Hamadoum. Je suis née et j'ai grandi ici à Dori.
Pendant longtemps, trouver de l'eau a rythmé nos journées. Avec la crise et l’arrivée de proches que nous avons accueillis à la maison, c'est devenu encore plus difficile. Nous passions des heures à chercher de l'eau, avec la peur de ne pas en avoir assez pour toute la famille.
Aujourd'hui, j’ai accès à l’eau près de chez moi et j'ai encore du mal à croire que ces temps difficiles sont derrière nous. Le forage construit au quartier CM forces vives a changé notre quotidien. Nous gagnons du temps, nous sommes moins fatigués et nous pouvons enfin penser à autre chose qu'à la recherche de l'eau. Ce forage est un véritable soulagement.»

Parler, le premier pas vers la guérison

« Ma fille et moi avons été témoins de choses terribles lors de l’attaque de notre village. Des images sont restées gravées dans ma tête, comme figées.
À notre arrivée chez mes parents, j’ai été bien accueillie et soutenue, mais je n’allais pas bien. J’avais de violents maux de tête, je bavais parfois, et les cauchemars étaient devenus quotidiens. Ma fille aussi souffrait. Nous avons été hospitalisées plusieurs fois, sans réelle amélioration.
C’est grâce à l’insistance du médecin que j’ai été orientée vers le centre Lazare et reçue par une psychologue. Dès la première rencontre, j’ai senti comme un poids se retirer de mes épaules. 
Aujourd’hui, je continue les séances et je vais de mieux en mieux. Ma fille aussi est prise en charge par la psychologue et nous envisageons l’avenir avec plus de sérénité.

Redonner aux familles les moyens de se relever

Pendant de nombreuses années, Lankoandé Sambo a cultivé les terres situées sur les berges de la mare de Dori. Malgré son travail acharné, ses récoltes étaient faibles et n’arrivaient pas à couvrir tous les besoins essentiels de sa famille. Chaque saison représentait un nouveau défi, avec son lot d'incertitudes et de difficultés.
Aujourd'hui, son histoire a pris un tournant encourageant. Grâce à l'appui du CICR, à travers la mise à disposition de semences adaptées et un accompagnement en techniques agricoles, Lankoandé a pu améliorer sa production et ses rendements.
« Aujourd'hui, je prends tout en charge. Je peux répondre aux besoins de ma famille grâce à ma production. Je paie même la scolarité de mes filles au lycée sans difficulté », témoigne-t-il avec fierté.
Pour Lankoandé, retrouver une production suffisante, c'est bien plus que récolter davantage : c'est pouvoir offrir un avenir à ses enfants et envisager l'avenir avec confiance.

Nos actions redonnent du sourire

QUELQUES CHIFFRES CLES

352 984

personnes affectée ont bénéficié de consultations et/ou de soins de santé promotionnels, préventifs et curatifs.

29 000

hôtes et des PDI ont pu avoir accès à l’eau potable grâce à la réalisation et/ou la réhabilitation points d’eau.

67 830

hôtes et PDI ont bénéficié d’une distribution de vivres.

7 420

ménages résidents et déplacés ont reçu des semences vivrières et maraichères pour la production agricole.

2 589

membres des Forces de Défense et de Sécurité ont été sensibilisés/formés au DIH et à l’action humanitaire neutre et impartiale du CICR.

Consultez nos faits et chiffres pour en savoir davantage sur notre action au Burkina-Faso.

Faits et chiffres semestriel 2026 au Burkina-Faso
Fichier PDF
3.25 Mo

Quand le CICR ouvre ses portes à la nouvelle génération

Lorsque j'ai intégré le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) en tant que stagiaire venant de l'ISSH (Institut Supérieur de Sécurité Humaine), j'avais déjà une certaine idée de cette institution. Mais mon stage a complètement transformé cette perception.
En découvrant le CICR de l'intérieur, j'ai rencontré des femmes et des hommes profondément engagés, qui mettent chaque jour leurs compétences, leur énergie et leur humanité au service des personnes les plus vulnérables. Derrière chaque mission, chaque réunion et chaque décision, j'ai compris qu'il y a un objectif commun : soulager la souffrance humaine.

Ici, l'humanitaire n'est pas seulement un métier, c'est une véritable vocation.

Ce stage a été une expérience aussi enrichissante sur le plan professionnel que personnel. Il m'a permis de mieux comprendre les réalités de l'action humanitaire et m'a inspirée à poursuivre mon parcours avec encore plus de conviction et d'engagement.