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Fonds spécial du CICR en faveur des handicapés (FSH) : les bienfaits de l'enseignement

30-11-2007 Éclairage

Jacques Forget est l'un des cinq orthoprothésistes du Fonds spécial du CICR en faveur des handicapés (FSH) à Addis-Abeba. Il dispense une formation et apporte son soutien aux centres de réadaptation dans 17 pays africains. C'est l'enseignement, selon lui, qui, dans sa profession, apporte les plus grands bienfaits !

« Je sens que ma contribution a plus d'impact ici que lorsque j'exerce ma profession chez moi, » dit Jacques Forget, un orthoprothésiste du Fonds spécial du CICR en faveur des handicapés (FSH). « Du fait de la différence de qualité de vie pour les patients ici et comme j'enseigne et je forme d'autres personnes, cela permet d'obtenir d'importants changements dans la vie d'un grand nombre de personnes.»

Forget apporte son concours aux centres locaux au Kenya, en Tanzanie en Somalie et au Maroc.

Le Fonds spécial du CICR en faveur des handicapés (FSH) a été créé en1983 pour assurer la continuité des programmes du CICR destinés aux personnes handicapées à cause des conflits et pour soutenir les centres de réadaptation physique dans les pays en développement.

Bien que le FSH soit une organisation indépendante dotée de son propre budget, il reçoit un soutien logistique et administratif du CICR. Le FSH a des bureaux régionaux similaires en Amérique latine et en Asie.

  Frustration sur le court terme, avantages sur le long terme  

« Travailler comme formateur me permet d'aider plus de personnes, » dit Forget, « cela peut-être frustrant et il serait quelquefois plus facile de faire le travail soi-même. Il n'est jamais aussi gratifiant que de travailler directement avec un patient mais en investissant du temps et en persévérant, on peut voir à la longue les résultats et un certain changement.»

« Je suis arrivé au centre de réadaptation de Kikuyu près de Nairobi il y a environ deux ans maintenant, e t je peux voir la différence, » dit-il. « Les prothèses et les orthèses sont plus résistantes et mieux conçues. »

« Un membre artificiel n'est pas quelque chose de naturel, cela ne sera jamais tout à fait confortable pour le patient,» explique Forget, « mais nous devons essayer de faire en sorte qu'il soit aussi confortable que possible. C'est à la fois de l'art et de la science, » ajoute-t-il. Quelques patients du centre de réadaptation de Kikuyu ont été amputés à cause d'accidents, d'autres parce qu'ils sont atteints de poliomyélite ou de maladies congénitales.

Forget s'efforce de faire au moins deux voyages de deux semaines par an aux centres qu'il soutient. De plus, les techniciens des centres ont la possibilité de suivre cinq différents cours spécialisés d'une durée d'un mois à la base régionale de FSH à Addis. 

Le FSH a aussi une physiothérapeute basée à Addis qui forme les physiothérapeutes africains à travailler avec des amputés. Elle a visité le centre de Kikuyu deux fois au cours des cinq derniers mois. Le FSH a aussi apporté au centre une assistance médicale et un équipement spécialisé.

  Expérience internationale  

Bonface Omondi est un orthoprothésiste de 26 ans qui travaille au centre de Kikuyu depuis deux ans. En tant que diplômé d'un centre de formation médicale au Kenya, il estime que l'expérience internationale du FSH permet à ses spécialistes d'enseigner diverses approches dans différentes situations.

En mars 2007, il s'est rendu à l'unité de formation régionale à Addis pour y suivre un cours sur les prothèses des membres inférieurs. Il a également travaillé deux fois avec Jacques Forget au centre de Kikuyu. « Les visites de Jacques me permettent d'améliorer mes compétences en particulier concernant le moulage et le remodelage. L'enseignement de Jacques a été très bénéfique.»

« Les personnes arrivent ici en chaise roulante et nous leur permettons de pouvoir à nouveau marcher,» conclut Omondi. « C'est presque un miracle, c'est pourquoi notre travail est si important. Je suis heureux d'aider les autres à remarcher. »