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Pérou : le CICR poursuit son assistance aux otages

20-02-1997 Communiqué de presse 97/07

Depuis la nuit du 17 décembre dernier, lorsque des membres du Mouvement révolutionnaire Tupac Amaru (MRTA) ont investi la résidence de l'ambassadeur du Japon à Lima, 72 personnes sont toujours retenues en otages. Rappelons que, ce jour-là, 700 personnes avaient été invitées à la résidence pour célébrer l'anniversaire de l'empereur du Japon.

Le 11 février, des discussions préliminaires directes ont débuté entre le représentant du gouvernement péruvien et celui du groupe MRTA qui occupe la résidence, pour fixer les différents points à traiter et la procédure à suivre en vue d'un dénouement. Elles ont lieu dans un bureau du CICR situé en face de la résidence de l'ambassadeur du Japon; le bureau arbore l'emblème de la croix rouge, que les autorités péruviennes et le MRTA se sont engagés à respecter.

Ces discussions se déroulent en présence de la commission des garants, composée de l'évêque d'Ayacucho, Mgr Juan Luis Cipriani, de l'ambassadeur du Canada à Lima, Anthony Vincent, et du représentant du CICR, Michel Minnig, pour les questions humanitaires ; l'ambassadeur du Japon, Terusuke Terada, y participe en tant qu'observateur.

Dans les premières heures qui ont suivi la prise d'otages, le délégué du CICR à Lima, Michel Minnig, qui se trouvait parmi les invités, a facilité la libération d'environ 300 personnes, principalement des femmes et des personnes âgées. Depuis, 300 autres personnes ont été libérées sous les auspices du CICR.

Depuis le début de la crise, les délégués du CICR fournissent deux repas par jour (à ce jour cela fait plus de 12 000 repas, 15 000 litres d'ea u potable et quelque 5 000 litres de boissons diverses); ils s'assurent aussi que les conditions sanitaires sont correctes. En même temps, près de 5 000 messages Croix-Rouge ont été échangés entre les personnes retenues dans la résidence et leur famille. Également dans le cadre du mandat humanitaire du CICR, ses délégués médicaux visitent chaque jour les 72 otages pour vérifier leur état de santé et ils en informent régulièrement le MRTA, afin qu'il prenne les mesures qui s'imposent. En outre, le CICR facilite l'intervention de médecins spécialistes indépendants pour assurer le suivi médical des personnes retenues en otages.