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Angola : l'action d'assistance intensifiée

30-05-2002 Communiqué de presse 02/22

Depuis la signature d'un accord de cessez-le-feu en Angola, le 4 avril, les garanties de sécurité obtenues du gouvernement angolais et de l'UNITA par le CICR lui ont permis de mener des activités dans des zones auxquelles il ne pouvait accéder auparavant. La présence de mines, le mauvais état des routes et le risque d'être attaqué par des bandits continuent néanmoins à entraver ses mouvements.

De nombreuses personnes sortent actuellement de la brousse pour attendre des secours dans les lieux que leur ont indiqués leurs chefs. Beaucoup d'entre elles ont vécu dans des conditions très difficiles durant des mois, voire des années, et souffrent de malnutrition grave et d'autres problèmes de santé nécessitant des soins.

Dans la province de Huambo, où il dispose d'une importante base logistique et effectue des distributions régulières de vivres pour plus de 38000 personnes, le CICR aide la population à faire face à la situation actuelle en lui fournissant une assistance alimentaire et médicale supplémentaire. À Chilembo, à 30 km au sud de Huambo, le CICR a récemment procédé à une distribution d'urgence de secours (farine de maïs enrichie, haricots, huile et sel) à l'intention de 8300 bénéficiaires.

Le CICR apporte également son soutien à l'hôpital central de Huambo, notamment au service de pédiatrie. Compte tenu de l'afflux grandissant de personnes venant de régions éloignées, le nombre d'enfants admis à l'hôpital atteint actuellement une moyenne mensuelle de 2000. En outre, le CICR fournit régulièrement des médicaments de première nécessité à six centres de santé.

Devant l'étendue de la crise, une institution à elle-seule n'est pas en mesure de fournir assez de secours alimentaires, ni de répondre aux besoins en matière de protection de la population locale et des personnes déplacées. C'est pourquoi les organisations humanitaires présentes dans le pays s'efforcent, en concertation, de coordonner leurs activités afin de sauver autant de vies que possible.

Au cours du conflit qui a déchiré l'Angola pendant plus de deux décennies, des milliers de familles ont été dispersées. De nombreuses personnes – dont des centaines d'enfants non accompagnés– se sont ainsi retrouvées sans nouvelles de leurs proches. En étroite coopération avec la Croix-Rouge angolaise, le CICR a renforcé ses activités visant à rétablir les liens familiaux dans 10 provinces (Huambo, Bié, Moxico, Huila, Benguela, Cuando-Cubango, Uíge, Cuanza Norte, Cuanza Sul et Luanda) et espère pouvoir couvrir les huit provinces restantes le plus vite possible. Conjointement avec les Sociétés nationales des pays concernés, le CICR dirige également un réseau de recherches dans des camps de réfugiés en Zambie, en Namibie et en République démocratique du Congo. Depuis le début de l'année, 17 enfants ont pu être réunis avec leurs familles.