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Indonésie/Bali : la Croix-Rouge participe auprocessus d'identification des victimes

24-10-2002 Communiqué de presse 02/43

Quelques minutes seulement après les explosions dévastatrices de Bali, plus de 80 volontaires de la Croix-Rouge indonésienne (Palang Merah Indonesia) travaillaient sans relâche pour sauver des vies et ramasser les morts. Quelques jours plus tard, la Croix-Rouge a commencé à aider les médecins-légistes à identifier les corps (près de 200) retrouvés jusqu'à présent dans les décombres. Pour cela, elle a pris contact avec les familles, indonésiennes pour la plupart, qui cherchent avec inquiétude à obtenir des informations sur leurs proches qui étaient supposés se trouver sur les lieux au moment de l'attentat et n'ont pas donné de nouvelles depuis lors.

Les volontaires de la branche de la Croix-Rouge indonésienne à Bali et d'autres branches bénéficient des conseils et du soutien d'une équipe conjointe composée de membres du CICR et de la Croix-Rouge indonésienne venue de Jakarta pour mettre en place et gérer un système de collecte des données auprès des familles, notamment. Le système comprend aussi la compilation d'informations essentielles provenant d'autres sources, un processus engagé dans une large mesure par des volontaires privés, indonésiens et étrangers, durant les deux premiers jours qui ont suivi les explosions. En outre, l'équipe conjointe du CICR et de la Société nationale est en contact avec des équipes médico-légales indonésiennes et étrangères et fait le point sur les nouveaux éléments recueillis au moyen de techniques actives de recherche.

Entre le 20 et le 23 octobre, une dizaine de volontaires de la Croix-Rouge indonésienne et sept membres du personnel du CICR et de la Société nationale venus de Jakar ta ont recueilli près de 30 demandes de recherches, sous la conduite du coordonnateur des activités de protection du CICR. Se fondant sur les normes d'Interpol et les protocoles internationaux applicables, ils ont également procédé à des entretiens détaillés en vue de rassembler des données ante mortem . Quinze autres volontaires de la Croix-Rouge indonésienne poursuivent le très dur travail de conservation par réfrigération des dépouilles non identifiées d'environ 140 personnes à la morgue de Denpasar. À ce jour, 50 victimes ont été officiellement identifiées. Dix jours après l’attentat, les volontaires continuent de recevoir des restes humains découverts récemment.

L'équipe conjointe du CICR et de la Croix-Rouge indonésienne s'occupe principalement des familles indonésiennes et d'autres cas qui ne sont pas couverts par les services consulaires des différentes ambassades étrangères concernées. Pour ces cas, le CICR est sur le point de mobiliser le réseau international de recherches des Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. Le mandat du CICR qui consiste à exercer un rôle directeur dans ces circonstances a été confirmé lors de réunions entre les autorités indonésiennes et les responsables nationaux et provinciaux de la Société nationale. Dans toutes ces activités, une coordination étroite est maintenue entre le CICR, la Fédération internationale et les Sociétés nationales, en particulier la Croix-Rouge australienne, qui a proposé de fournir une assistance technique.

Un délégué de la Croix-Rouge australienne a organisé lundi et mardi derniers des séances de soutien psychologique et de débriefing émotionnel pour les volontaires de la Croix-Rouge indonésienne. Une réunion s'est tenue ensuite au cours de laquelle le président et le secrétaire général de la Croix-Rouge indonésienne, des représentants de la Croix-Rouge australienne, de la Fédération internationale et du CICR ont adressé leurs condoléances aux familles des victimes et rendu hommage, au nom du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, à l'engagement et au courage exemplaires des volontaires.