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Érythrée : le CICR remet en état un centre de santé et un système d’approvisionnement en eau endommagés par la guerre

15-12-2003 Communiqué de presse 03/158

Les cicatrices du conflit frontalier avec l’Éthiopie (1998-2000) ne sont que trop visibles dans bon nombre de villes et de villages situés du côté érythréen de la frontière.

Dans le cadre des efforts que le CICR déploie pour venir en aide aux habitants subissant encore les conséquences des insuffisances d’une infrastructure en partie détruite par la guerre, l’institution a remis en état le centre de santé de Shambuko (à 30 km au sud-est de Barentu) qui avait été gravement endommagé. À Adi Quala, à 90 km au sud d’Asmara, le CICR a apporté d’importantes améliorations au système d’approvisionnement en eau. Il a récemment transféré la gestion de ces deux projets aux autorités érythréennes.

Les habitants de Shambuko avaient été déplacés par deux fois pendant la guerre. Lorsque les armes se sont tues, au cours du deuxième semestre de 2000, ceux qui sont revenus ont retrouvé de nombreux bâtiments en ruines. Depuis des années, il manquait à Shambuko et aux villages avoisinants un bâtiment essentiel : un centre de santé. En effet, jusqu’à 20 000 patients étaient soignés chaque année dans une structure provisoire ne disposant ni de l’espace ni de l’équipement nécessaires.

Un des objectifs du CICR en Érythrée est de veiller à ce que les habitants de la région frontalière aient accès aux soins de santé primaires. Une étape décisive a été franchie dans la réalisation de cet objectif grâce à la remise en état de six structures de soins détériorées par le conflit armé. Le dernier projet – de loin, le plus important – a été le centre de santé de Shambuko. Les travaux effectués ont englobé, notamment, la rénovation du bâtiment principal, sérieusement endommagé, ainsi que des salles de quarantaine, de la cuisine et de la blanchisserie. Le centre a par ailleurs été équipé de nouvelles installations, dont un incinérateur pour les déchets médicaux et un réservoir d’eau. En outre , le centre est maintenant relié au système d’approvisionnement en eau. Le ministère de la Santé érythréen a fourni du matériel médical et des médicaments, et mis à disposition du personnel médical et paramédical.

Dans la ville-frontière d’Adi Quala, les bombardements avaient partiellement détruit les stations de pompage et les canalisations étaient détériorées. La partie du système d’adduction encore en état ne pouvait pas couvrir les besoins en eau d’une ville de 15 000 habitants. La première étape a donc consisté à reconstruire le bâtiment abritant les pompes. Une fois le bâtiment terminé, le CICR y a installé deux pompes à haute pression, une pompe doseuse de chlore et une pompe d’évacuation, qui permettront de considérablement augmenter la quantité d’eau disponible à Adi Quala. À l’autre extrémité du réseau, le CICR a rénové la borne-fontaine qui se trouvait à proximité du marché et construit trois nouveaux points de distribution d’eau dans des zones d’habitation près du centre-ville. Il a en outre fait don au comité local du service des eaux d’un assortiment d’outils pour que des réparations puissent être effectuées sur le réseau. Enfin, après avoir formé des techniciens locaux à la maintenance des nouvelles pompes et au maniement des outils, le CICR a remis la gestion du projet achevé aux autorités municipales.

  Informations complémentaires : Marçal Izard, CICR Asmara, tél. : +29 11 181 164 ou 181 130