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Indonésie : bulletin n° 1 - 31 janvier 2005

31-01-2005 Communiqué de presse

Activités du CICR en faveur des victimes du tsunami

Le séisme sous-marin et le tsunami qui a suivi ont causé en Indonésie une dévastation à grande échelle et des pertes considérables en vies humaines. L'ampleur de la catastrophe a par conséquent nécessité les efforts conjugués de toutes les composantes du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, dont le CICR.

Le CICR, qui était déjà présent dans la province d'Aceh à cause du conflit en cours, a été en mesure de réagir rapidement à la catastrophe, puisqu'il disposait déjà sur place d'une équipe importante composée de spécialistes des secours, des soins médicaux, de l'approvisionnement en eau et de l'habitat (il a notamment un bureau à Banda Aceh). Les effectifs ont été renforcés ces dernières semaines pour permettre au CICR de répondre aux besoins urgents à Banda Aceh, Aceh Besar et jusqu'à Lhokseumawe, sur la côte est.

  Réponse immédiate  

Dans les heures qui ont suivi le tsunami, les volontaires de la Croix-Rouge indonésienne, munis de matériel fourni par le CICR, ont apporté leur aide pour récupérer les corps de victimes.

Le 28 décembre, le CICR a aussi remis 1 000 bâches et 1 800 colis familiaux de secours à la Société nationale, qui les a distribués aux survivants. Il a également fourni une assistance médicale à deux hôpitaux de Banda Aceh, la capitale provinciale.

Le jour suivant, un avion transportant des spécialistes du CICR ainsi que des secours supplémentaires est arrivé à Banda Aceh. Depuis, cette équipe travaille étroitement avec la Croix-Rouge indonésienne pour répondre aux besoins des victimes.

Pour soutenir ses activités à Aceh, le CICR a mis en place une base logistique à Singapour avec l'aide de la Croix-Rouge de Singapour et des autorités locales. Le gouvernement norvégien a mis à disposition des avions pour mener à bien cette opération.

  Assistance  

Dans la phase initiale de l'opération de secours, le CICR a fourni une aide alimentaire d'urgence à plus de 6 500 personnes dans plus de 40 camps pour personnes déplacées, ainsi qu'à un plus grand nombre encore qui pouvaient rester dans leur maison. D'autres acteurs humanitaires sont maintenant en mesure de répondre aux besoins alimentaires.

À la fin de cette semaine, 300 000 personnes auront reçu des articles de ménagers de première nécessité tels que des bâches, des couvertures, des jerrycans et aussi du savon.

  Soins médicaux  

Depuis la catastrophe, le CICR a fourni des secours médicaux essentiels (notamment des médicaments et des pansements) à deux hôpitaux de Lhokseumawe ainsi qu'à 20 structures médicales situées sur la côte est, entre Banda Aceh et Lhokseumawe. Des kits de premiers secours ont également été remis à la Société nationale.

À la mi-janvier, le CICR a ouvert un hôpital de campagne d'une capacité de 100 lits à Banda Aceh. Son personnel est composé de plus de 30 spécialistes médicaux de la Croix-Rouge de Norvège et d'autres Sociétés nationales, ainsi que de membres du personnel médical et de soutien recrutés localement. Depuis son ouverture, l'hôpital a traité jusqu'à 1 500 patients ambulatoires et plus de 100 personnes ont été hospitalisées.

L'hôpital comprend 25 tentes et couvre les besoins en chirurgie, gynécologie, soins maternelle et pédiatrie. Un nouveau réservoir de 70 000 litres alimente l'hôpital en eau potable.

Depuis le 21 janvier, la Croix-Rouge indonésienne dispose à Banda Aceh et Aceh Besar d'un service d'ambulances qui assure une permanence 24 heures sur 24.

Le CICR est également occupé à installer un camp à l'intérieur d'un stade tout proche qui pourra accueillir jusqu'à 400 patients sortants et leur famille et où un suivi médical sera assuré.

  Eau et assainissement  

Le CICR approvisionne Banda Aceh en eau potable (24 000 litres par jour) et continue de suivre la situation des personnes déplacées se trouvant dans des camps temporaires. Le service des eaux de la ville a reçu des produits chimiques suffisants pour un mois.

Une fois que ces personnes auront été transférées dans des camps où elles pourront rester plus longtemps, le CICR prévoit d'intensifier ses activités dans ces camps afin de les alimenter en eau potable et d'améliorer leurs installations sanitaires.

  Liens familiaux  

Au lendemain de la catastrophe, le CICR a pris la direction des opérations de secours au sein du Mouvement pour rétablir le contact entre les membres de familles séparées. Il a immédiatement mis en place un site Internet contenant des informations destinées aux personnes inquiètes pour leurs proches victimes de la catastrophe.

Des équipes mobiles récoltent par ailleurs des informations sur des formulaires « I am alive » (je suis en vie), plus de 1 700 jusqu'à présent, ou « Persons sought » (personnes recherchées), plus de 2 700 à ce jour. Elles affichent également des listes dans les endroits publics et les mettent à la disposition des radios. Des messages Croix-Rouge ont en outre été recueillis et échangés, et des enfants non accompagnaient ont été enregistrés.

D'autre part, des téléphones satellite sont mis à la disposition des personnes qui souhaitent appeler leurs proches. Plus de 600 appels ont ainsi été passés jusqu'à présent.