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Indonésie : le CICR ferme son hôpital de campagne à Aceh

31-05-2005 Communiqué de presse 05/39

L'hôpital de campagne du CICR et de la Croix-Rouge indonésienne (Palang Merah Indonesia, PMI), installé dans le stade Lhong Raya à Banda Aceh, a fermé après quatre mois d'activité.

Cette fermeture a eu lieu deux semaines avant la date prévue, du fait des dégâts occasionnés par les fortes pluies et les grands vents. Des discussions sont en cours avec le ministère indonésien de la Santé sur l'utilisation future de l'hôpital dans le cadre du plan national de préparation aux catastrophes.

L'hôpital (une tente d'une capacité de 100 lits) avait été donné par la Croix-Rouge de Norvège à la suite du séisme et du tsunami de décembre dernier, et il avait commencé à accueillir des patients le 15 janvier. Il avait été mis sur pied en coordination avec les autorités sanitaires indonésiennes pour appuyer temporairement les structures de soins de santé à Banda Aceh, qui avaient été sérieusement endommagées et avaient perdu une grande partie de leur personnel. Ainsi, les services du principal hôpital de la ville avaient été soulagés, et le bâtiment avait pu être nettoyé, rééquipé et rénové.

L'hôpital de campagne a d'abord contribué à soigner les victimes du tsunami les plus gravement touchées pour finalement faire office d'hôpital général. Durant les quatre mois où il a été opérationnel, plus de 9 500 personnes ont reçu des soins ambulatoires, 875 patients ont été admis et soignés gratuitement, et près d'une centaine d'enfants y sont nés. Durant la période de plus forte activité, l'hôpital employait une trentaine d'expatriés, en plus des quelque 150 employés indonésiens mis à disposition par les services du ministère de la Santé installés dans la capitale et en province, et par la Croix-Rouge nationale. Le CICR a fourni un hélicoptère – qui a servi à amener au moins 32 personnes nécessitant des soins urgents –, et la PMI a mis en place un service d'ambulances à Banda Aceh pour que les personnes puissent être rapidement transportées à l'hôpital.

Justine Rollitt, une des infirmières qui travaillaient à l'hôpital, n'oubliera jamais la gentillesse et la bienveillance de la population d'Aceh. Elle se rappelle quantité d'histoires plus émouvantes les unes que les autres : « Un jour, la fille d'une employée de l'hôpital, âgée de 11 ans et ayant contracté le tétanos, ce qui est souvent mortel, a été admise dans nos services. La fillette était dans un état critique à son arrivée ; mais elle est complètement rétablie maintenant, et on la voit souvent ici en train d'aider sa mère en cuisine. »

La phase d'urgence de l'opération menée par le CICR en faveur des victimes du tsunami en Indonésie touche à sa fin, et bientôt, les activités de l'institution dans ce pays seront de nouveau principalement liées au conflit armé. En étroite coopération avec la PMI, le CICR continuera cependant à assainir les puits dans les villages où les victimes du tsunami sont retournées, à fournir du personnel et des médicaments aux structures médicales existantes, à réunir des enfants non accompagnés avec des parents proches ou à aider des personnes dont la famille a été dispersée à reprendre contact avec les leurs.

  Informations complémentaires :  

  Rafiullah Qureshi, CICR Aceh, tél. : +62 811 138 375 ou CICR Djakarta, tél. : +62 21 739 67 56  

  Vincent Lusser, CICR Genève, tél. : +41 22 730 24 26 ou +41 79 217 32 64