Page archivée: peut contenir des informations obsolètes

Angola : trois décennies d’aide aux victimes des mines

10-07-2008 Communiqué de presse 08/122

Luanda/Genève (CICR) – Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) remet entre les mains du ministère de la Santé angolais son programme de réadaptation physique pour les victimes des mines terrestres, après avoir soutenu pendant près de 30 ans les centres de Luanda, Huambo et Kuito.

L’équipement et les qualifications du personnel de ces centres ont atteint un tel niveau que les autorités angolaises doivent maintenant être en mesure d’offrir un soutien de qualité à long terme aux victimes des mines, sans l’aide du CICR.

Entre 1975 et 2002, des milliers de civils et de militaires ont été tués ou blessés en Angola, en raison de l’utilisation massive de mines antipersonnel et de la violence extrême du conflit armé. Le ministère de la Santé a estimé qu’en 2004, 80 000 personnes avaient perdu un membre à cause des mines, dont beaucoup de femmes et d’enfants. Le pays souffrira longtemps des conséquences tragiques des mines antipersonnel. Selon le Landmine Monitor , 134 accidents dus aux mines ont été signalés en 2006, et 21 déjà au cours des trois premiers mois de 2007.

« En plus de l'aide directe que nous apportons aux victimes des mines, notre but principal, depuis la fin de la guerre, a été de faire en sorte que l'Angola dispose d’outils modernes et de personnel qualifié, déclare Maryse Limoner, chef de la délégation du CICR à Luanda. Ceci a renforcé considérablement la capacité du pays à fabriquer et à réparer des membres artificiels, et lui a permis d'offrir aux patients la réadaptation physique dont ils ont besoin. Aujourd’hui, nous sommes très satisfaits de pouvoir remettre ce programme aux autorités angolaises, qui en assumeront l’entière responsabilité. Dorénavant, le plus grand défi consiste à s'assurer que les gens démunis ont accès aux soins. Nous y contribuons en facilitant le transport des patients vers les centres. »

Au cours de sa longue coopération avec le ministère de la Santé angolais, qui dure depuis 29 ans, le CICR a dépensé quelque 42 millions de francs suisses pour fournir aux trois centres de réadaptation physique de l'équipement et des formations, grâce à quoi ils ont pu produire près de 32 000 membres artificiels, 724 orthèses et quelque 38 500 béquilles. En outre, l'institution a distribué plus de 900 fauteuils roulants. En trois décennies, des milliers d'Angolais ont bénéficié du programme du CICR.

Dès que l'accord de paix a été conclu en 2002, l'Angola a entamé le processus de signature et de ratification de la Convention d'Ottowa, qui interdit les mines antipersonnel. Il est lié par cette Convention depuis janvier 2003.
 
 

  Informations complémentaires :  

  Maryse Limoner, CICR Luanda, tél. : +244 924 068 523  

  Anna Schaaf, CICR Genève, tél. : +41 22 730 2271 ou +41 79 217 3217   

  Voir aussi :  

  Angola : au service des invalides de guerre depuis trente ans, collection de photos