• Dans la salle communale, des anthropologues restituent les restes humains aux familles, qui vont ensuite signer l’acte officiel correspondant.
    • Dans la salle communale, des anthropologues restituent les restes humains aux familles, qui vont ensuite signer l’acte officiel correspondant.

      Tout perdre sauf l’espoir. Catarina Mauricio Ignacio laisse éclater son chagrin en repensant à son mari et à ses filles. Catarina, son mari, Lucas Mauricio Guillen, et leurs deux filles, Angelina et Eulalia (3 et 5 ans), ont tenté de fuir en 1982. Sur le chemin, une patrouille leur a tiré dessus. Les fillettes ont été tuées sur le coup, et Lucas, blessé, a poursuivi la fuite avec Catarina. Il est mort au Mexique trois jours après, des suites de ses blessures par balle.
      © CICR / D. Hernández-Salazar
  • Unis dans la vie, unis dans le deuil. Catarina et cinq autres proches de personnes disparues écoutent attentivement la lecture de l’acte officiel qui atteste de la restitution de restes, de vêtements et de valeurs personnelles de 17 personnes qu’il a été impossible d’identifier individuellement de par la petite taille des fragments retrouvés. Il est spécifié dans l’acte qu’il s’agit d’une « situation close », c’est-à-dire que les familles connaissent le nom des toutes les personnes qui sont décédées à Yalto
    • Unis dans la vie, unis dans le deuil. Catarina et cinq autres proches de personnes disparues écoutent attentivement la lecture de l’acte officiel qui atteste de la restitution de restes, de vêtements et de valeurs personnelles de 17 personnes qu’il a été impossible d’identifier individuellement de par la petite taille des fragments retrouvés. Il est spécifié dans l’acte qu’il s’agit d’une « situation close », c’est-à-dire que les familles connaissent le nom des toutes les personnes qui sont décédées à Yaltoya (Yalambojoch).
      © CICR / D. Hernández-Salazar
  • Les restes humains ont été délicatement positionnés par les anthropologues du centre d’analyse médicolégale et de sciences appliquées (Centro de Análisis Forense y Ciencias Aplicadas – CAFCA). Dans le silence, les familles prient et se soutiennent mutuellement. C’est la fin d’un cycle et le début d’un autre : celui du souvenir.
  • Avant que ne débute la cérémonie, les familles ornent les cercueils et l’autel de bougies et de fleurs. Conformément à la spiritualité maya, toute la communauté accompagne et soutient les familles durant la cérémonie.
  • Procession fleurie, de la place centrale au cimetière. Après une nuit de veillée, où, comme le veut la tradition, les familles ont prié pour leurs défunts afin qu’ils aillent en paix, elles transportent les restes humains au cimetière du village.
  • Les familles se dirigent vers le mausolée construit spécialement pour l’inhumation de leurs proches. Bien que règne la tristesse, elles ressentent une certaine paix, car elles vont enfin pouvoir enterrer leurs défunts selon leurs rites.
  • Les habitants de Yalambojoch se recueillent durant une cérémonie d’inhumation de personnes qui ont été portées disparues pendant les années 80. Depuis 2003, la mission du CICR au Guatemala aide les familles des personnes disparues à rechercher, identifier et inhumer leurs proches et à faire leur deuil.
  • Les familles, qui se sentent apaisées après avoir refermé un chapitre douloureux de leur vie, peuvent enfin se tourner vers l’avenir. Des défis les attendent, sur ces terres fertiles mais reculées. Là, les enfants grandissent en perpétuant le souvenir des malheurs qui ont frappé leur communauté.

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