Au Soudan du Sud, le CICR reste déterminé à aider les victimes du conflit

Faits et chiffres 2017

31 janvier 2018
Au Soudan du Sud, le CICR reste déterminé à aider les victimes du conflit

Alors que la guerre civile fait rage au Soudan du Sud depuis quatre ans, la situation humanitaire s’est fortement dégradée dans l’ensemble du pays. Le conflit a fait d’innombrables victimes, des millions de personnes ont été forcées de quitter leur foyer et ne peuvent plus subvenir à leurs besoins les plus fondamentaux. L’insécurité a atteint un niveau sans précédent l’année dernière, et six millions de personnes n’arrivent pas à se procurer assez de nourriture.

Le CICR est resté un acteur de premier plan en 2017, en fournissant une assistance vitale aux personnes les plus vulnérables. Il a notamment lutté contre l’insécurité alimentaire et les maladies en fournissant une aide alimentaire d’urgence, des secours et des services d’approvisionnement en eau et d’assainissement à des communautés reculées et exposées à l’insécurité alimentaire. Le CICR a également distribué des semences, des outils et des filets de pêche aux communautés vulnérables touchées par le conflit pour les aider à se relever.

En 2017, les combats ont été intenses et les lignes de front mouvantes. Le CICR a été forcé de quitter les structures de santé qu’il soutenait à Waat, Kodok et Maiwut. Pour garantir que des services médicaux continuent d’être fournis, l’institution a commencé à soutenir des structures de santé à Old Fangak, Ganyleil et Akobo.

Le nombre de blessés de guerre que le CICR a évacués par voie aérienne pour qu’ils reçoivent des soins chirurgicaux a presque doublé par rapport à 2016. Dans le même temps, l’institution a continué à soutenir des structures médicales, notamment l’hôpital militaire de Juba et l’hôpital universitaire de Wau, et plusieurs unités de soins de santé primaires dans des lieux reculés.

Tout au long de l’année, le CICR a visité régulièrement des milliers de détenus à travers le pays afin d’évaluer leurs conditions de détention et de soutenir les autorités pénitentiaires. Dans certaines prisons, le CICR a contribué à améliorer l’alimentation des détenus et les services d’eau et d’assainissement, ainsi qu’à remettre des structures en état.

Au mois de septembre, le CICR a perdu un de ses collaborateurs de manière tragique : un de ses chauffeurs, Lukudu Kennedy Emmanuel Laki, a été abattu alors qu’il aidait à acheminer des secours aux victimes du conflit dans l'État de l'Équatoria occidental. Le CICR a immédiatement suspendu la plupart de ses activités dans la région, pour les reprendre un mois plus tard, après avoir obtenu des garanties de sécurité de la part des parties concernées. Kennedy était le premier collaborateur du CICR à perdre la vie au cours d’une attaque violente depuis le début du conflit, en décembre 2013.

En tant qu’institution neutre et indépendante, le CICR a maintenu le dialogue avec toutes les parties au conflit afin qu’elles soutiennent ses activités humanitaires et lui garantissent l’accès aux communautés touchées. Alors que le conflit entre dans sa cinquième année, le CICR demeure résolu à offrir protection et assistance aux personnes qui en sont victimes au Soudan du Sud.

Chiffres clés de notre action au Soudan du Sud en 2017

Plus de 61 700 rations alimentaires pour un mois, soit l'équivalent de plus de 7 300 tonnes de nourriture, ont été distribuées à près de 557 900 personnes qui en avaient besoin.

L'accès à de l'eau potable a été amélioré pour quelque 242,000 personnes.

 834 blessés par arme ont été évacués et 1 685 au total ont été pris en charge dans des hôpitaux soutenus par le CICR.

5 050 détenus ont été visités dans l'ensemble du pays.

Plus de 65 890 appels téléphoniques ont été facilités entre les membres de familles dispersées par le conflit.

 92 personnes vulnérables, parmi lesquelles des enfants, ont retrouvé leur famille.

 

Pour plus d’informations, lisez le point sur nos activités au Soudan du Sud (en anglais).