Explosion du nombre de personnes déplacées par la violence en RDC

10 octobre 2017
Explosion du nombre de personnes déplacées par la violence en RDC
Le CICR distribue une aide alimentaire à 1 750 familles déplacées ou résidentes à Mushangi, en 2016. CC BY-NC-ND / CICR / Julie Schnieder

La République démocratique du Congo (RDC), riche en ressources minières, est le deuxième plus grand pays d’Afrique. Mais il est aussi l’un des plus pauvres au monde – ayant été déchiré par des conflits pendant la majeure partie de ces 20 dernières années.

Des décennies d’instabilité, de conflit armé et de violence intercommunautaire ont exposé des millions de personnes à des violations du droit international humanitaire.

Les habitants endurent d’immenses souffrances telles que déplacements, séparation d’avec leurs proches, pillages, exactions, blessures ou mort violente.

Selon l'Observatoire des situations de déplacement interne, Rapport mondial 2017 sur les déplacements internes

En 2016, le conflit et les attaques armées en RDC ont causé 922 000 nouveaux déplacements – un record mondial. Et pourtant cette crise n’a guère retenu l’attention de la communauté internationale. 

À la fin de 2016, on estimait que 6,9 millions de personnes avaient urgemment besoin d’une aide humanitaire – dont plus de 4,2 millions d’enfants. On dénombre aujourd’hui 3,8 millions de personnes déplacées à l’intérieur de leur pays.

La région du Kasaï, qui comprend 9 des 26 provinces de la RDC, domine depuis peu l’actualité.

Les violences et les troubles mettent la région à feu et à sang depuis août 2016, faisant des milliers de victimes. Le système de santé est au bord de l’effondrement et 1,6 million de personnes auraient été forcées de fuir de chez elles.

Malgré tout cela, la situation humanitaire en RDC continue de recevoir très peu d’attention de la communauté internationale.

On n’a lu nulle part dans les gros titres que le pays comptait le plus grand nombre de nouveaux déplacés internes dans le monde en 2016.

Pendant ce temps, les civils continuent de subir les conséquences du conflit armé, pris en étau entre forces armées, groupes armés, factions et milices, tandis qu’ils sont le plus souvent privés de la protection dont ils ont besoin. L’opération du CICR en RDC est l’une de ses plus importantes en Afrique – et l’une des plus cruellement sous-financées.

S'inscrire à la newsletter